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La vivacité de Thomas Chandler Haliburton

Cette histoire est parue à l'origine en 2006

Thomas Chandler Haliburton naît le 17 décembre 1796, à Windsor, en Nouvelle-Écosse. Fils de William Hersey Otis Haliburton et de Lucy Chandler Grant, il passe sa jeunesse à Windsor, où il fréquente le King’s College; il obtient son diplôme en 1815. L’année suivante, il épouse Louisa Neville qu’il a rencontrée en Angleterre alors qu'il rendait visite à son oncle. Cinq ans après sa sortie du collège, il passe son barreau et ouvre un cabinet à Annapolis Royal. Il devient juge en chef à la cour des plaids communs en 1828 et est nommé à la Cour suprême en 1841, lorsque ce premier tribunal est aboli.

Thomas Chandler Haliburton
Thomas Chandler Haliburton
© Photo par Allen Penney
Quand il n’est pas au tribunal, Haliburton se consacre à l’écriture. Il fait partie d’un groupe d’écrivains amateurs, « The Club »; pendant les trois années d’existence du groupe, il écrit un essai. Joseph Howe, qui fait également partie du groupe, se charge de publier les travaux de ses compagnons dans son journal, le Novascotian.

À 27 ans, Haliburton publie son premier ouvrage non romanesque, A General Description of Nova Scotia. Cinq ans plus tard, il publie Historical and Statistical Account of Nova Scotia – le premier ouvrage sur l’histoire de la Nouvelle-Écosse.

Haliburton se tourne ensuite vers la fiction et publie à partir de 1835 vingt-deux épisodes de The Clockmaker, or the sayings and doings of Samuel Slick of Slickville, dans le journal de Howe. Les premiers épisodes sont rassemblés dans un livre publié à Halifax par Howe, puis par Robert Bentley à Londres en 1836. En 1837, l’ouvrage paraît à Philadelphie. Le succès qu’il connaît amène Haliburton à publier deux nouvelles séries d’épisodes en 1838 et en 1840. Les textes font l’objet de nombreuses réimpressions, ce qui permettra à leur auteur de connaître la gloire; il ne fera pourtant pas fortune, ayant omis de protéger ses droits d’auteur.

La maison de Haliburton, Clifton Grove, en 1912
La maison de Haliburton, Clifton Grove, en 1912
© Photo reproduite avec l'aimable autorisation de Tony Beckles Willson du Twickenham Museum
The Clockmaker met en vedette deux personnages caricaturaux : un horloger américain appelé Samuel Slick, et un seigneur voyageant sur le Bluenose. Les caricatures traduisent des stéréotypes de l’époque, ce qui les rend amusantes, aisément reconnaissables et parfois choquantes. Le récit est divisé en épisodes qui sont tous résumés par une maxime comme « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Il semble d’ailleurs que certaines de ces maximes soient attribuables à Haliburton.

Veuf depuis 1840, Haliburton quitte la Cour suprême en 1856 et épouse Sarah Harriet la même année. Ils partent vivre en Angleterre, où Haliburton siège à la Chambre des communes de 1859 à 1865; il y représente Launceston, en Cornouailles.

Haliburton reçoit un doctorat honorifique de l’Université d’Oxford en 1858. C’est en raison de son œuvre littéraire que Thomas Chandler Haliburton est désigné personne d’importance historique en 1936.

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