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Le Canada et la bataille de Hong Kong

Semaine du lundi le 10 novembre 2008

Le 16 novembre 1941, les Royal Rifles of Canada et les Winnipeg Grenadiers débarquent à Hong Kong pour renforcer la garnison de l’île composée de deux bataillons d’infanterie britanniques et de deux bataillons d’infanterie indiens. Les soldats canadiens n’ont qu’une formation élémentaire et ne sont pas censés participer au combat. Contre toute attente, le 8 décembre, les Japonais lancent une attaque.

Personnel du Winnipeg Grenadiers and Corps montant à bord du train qui les conduira au bateau qui les mènera à Hong Kong
© BAC / PA-161202
Trois bataillons sont déployés sur le continent, et trois autres doivent assurer la défense de l’île. Les forces sur le continent protègent des secteurs comme Kowloon, le port de Victoria et le passage de Lye Mun et le nord de Hong Kong des assauts d’artillerie tandis que les unités sur l’île doivent repousser les attaques par mer. Trois jours après l’attaque, les forces sur le continent doivent se replier dans l’île. Le 18 décembre, les Japonais envahissent Hong Kong et, après huit jours de féroces combats contre un ennemi beaucoup plus fort, les alliés, exténués et sans relève, se rendent.

La bataille de Hong Kong est la seule de l’histoire du Canada où un contingent de cette importance subit des pertes aussi catastrophiques – tous les hommes sont tués, blessés ou capturés. À la fin du combat, environ 300 Canadiens sont morts, quelque 500 sont blessés et tous les survivants sont faits prisonniers. Beaucoup de ces derniers sont envoyés dans des camps de travail pour exploiter des mines de fer et de charbon. Ils y vivent dans des conditions déplorables, subissent un traitement cruel et sont privés de nourriture jusqu’à la fin de la guerre. Le nombre de Canadiens qui meurent dans les camps est presque aussi élevé que le nombre de Canadiens tués au combat. Des quelque 2 000 soldats canadiens envoyés à Hong Kong, plus de 550 ne revoient jamais leur terre natale.

Les Royal Rifles of Canada avec Gander
© Canada. Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-116791
L’héroïsme de plusieurs Canadiens qui ont participé à la bataille de Kong Kong n’est pas passé inaperçu. Parmi les nombreuses médailles décernées, il y a la première Croix de Victoria canadienne de la Seconde Guerre mondiale, remise à titre posthume au sergent-major de compagnie John Robert Osborn. Gander, le chien mascotte des Royal Rifles, est le premier et le seul animal Canadien à recevoir la médaille Dicken, souvent appelée la Croix de Victoria pour animaux.

Le rôle des Canadiens dans la défense de Hong Kong contre les envahisseurs japonais pendant la Seconde Guerre mondiale a été désigné un événement historique national.

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