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La première femme juge de la Colombie-Britannique

Semaine du lundi le 7 janvier 2008

Helen Gregory MacGill naît le 7 janvier 1864, à Hamilton, en Ontario. Elle sera l’une des pionnières du mouvement des femmes au Canada à la fin du XIXe siècle et au début du 20e siècle, lorsqu’elle combattra pour les droits des femmes et des enfants.

Helen Gregory MacGill étudie au Trinity College de Toronto dont elle est la première femme diplômée. Après ses études collégiales, elle entreprend une carrière en journalisme qui l’amène à s’intéresser aux réformes sociales et politiques. En 1903, elle déménage à Vancouver, où elle passera le reste de sa vie.

Helen Gregory MacGill
© University of British Columbia Archives (UBC 1.1/9729)
L’une des membres fondatrices d’un club de diplômées collégiales, le Women’s University Club of British Columbia, Helen Gregory MacGill préside le comité qui vise à améliorer les lois pour qu’elles soient plus favorables aux femmes et aux enfants de la Colombie-Britannique.

À l’époque, en Colombie-Britannique, seuls les pères ont la garde des enfants et un mari peut léguer tous ses biens à sa guise, sans rien laisser à sa veuve. De plus, l’âge légal du mariage est fixé à 12 ans pour les filles et à 14 ans pour les garçons. Le comité sur les lois fait campagne en vue de faire modifier ces lois jugées injustes pour les femmes et les enfants.

Helen Gregory MacGill travaillant à sa machine à écrire
© City of Vancouver Archives / CVA 371-119
Helen Gregory MacGill est la première femme à recevoir un diplôme honorifique en droit de l’Université de la Colombie-Britannique. À 53 ans, elle devient également la première à occuper le poste de juge dans cette province, et la troisième au Canada. Elle siège de 1917 à 1928 et de 1934 à 1945. En tant que juge de la cour juvénile, elle continue à s’intéresser aux droits des femmes et des enfants. Elle cherche avant tout à garder les enfants hors des prisons et à leur éviter de revenir devant les tribunaux. Elle les met en probation aussi souvent qu’elle le peut et n’envoie un enfant dans une école industrielle que lorsqu’elle a épuisé toutes les autres solutions. Elle fait souvent venir la famille du contrevenant dans la salle du tribunal dans l’espoir d’en corriger le dysfonctionnement et de faire en sorte que l’enfant soit mieux encadré. Son travail à la cour juvénile a jeté les bases des actuels tribunaux de la famille.

Helen Gregory MacGill compte parmi ses réussites une loi adoptée en 1917, l’Equal Guardianship Act, qui garantit aux deux parents des droits égaux sur leurs enfants, ainsi qu’un projet de loi sur le salaire minimum des femmes et des modifications aux lois sur la succession qui donneront davantage de droits aux veuves.

Helen Gregory MacGill a été désignée personne d’importance historique pour sa contribution à la réforme juridique, au droit juvénile et à la campagne en faveur du suffrage féminin.

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