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Georges-Antoine Belcourt : un prêtre acharné

Semaine du lundi le 26 mai 2008

Le 31 mai 1874, Georges-Antoine Belcourt décède à Shédiac, au Nouveau-Brunswick. Missionnaire, il s’est démarqué par son travail d’évangélisation dans l’Ouest et sa contribution à l’avancement socio-économique des Maritimes.

Georges-Antoine Belcourt
© Archives du Manitoba / Georges-Antoine Belcourt 1-1 (N16706)
Belcourt naît le 22 avril 1803 à Saint-Antoine-de-la-Baie-du-Febvre au Bas-Canada (aujourd'hui le Québec). Il devient prêtre en 1827 après avoir étudié au Séminaire de Nicolet. Il débute sa carrière comme vicaire de plusieurs petites paroisses du Bas-Canada. L’évêque de Québec lui demande par la suite de fonder une mission dans la région de la Rivière-Rouge, dans les territoires de l’Ouest.

Il commence son travail de missionnaire à Saint-Boniface en 1831. Puis, en 1832-1833, il se rend près de la rivière Assiniboine où il établit la mission de la Baie Saint-Paul. À la suite de mésententes avec ses supérieurs, il est forcé à deux reprises de quitter l’Ouest. Son premier retour au Bas-Canada est causé par une querelle avec son supérieur à propos des méthodes qu’il utilise pour convertir les Amérindiens. Belcourt trouve qu’il est important de les aider à s’établir sur des terres et de leur enseigner l’agriculture avant de commencer à les évangéliser. Après son retour dans l’Ouest, à titre de missionnaire itinérant, Belcourt continue à établir des missions, dont celle de Wabassimoong. Il est aussi un membre actif de la lutte contre le monopole exercé sur les territoires de l’Ouest par la Compagnie de la Baie d’Hudson. Il encourage ainsi les Métis à organiser une résistance afin de protéger leurs droits. Cela cause son deuxième rappel au Bas-Canada. Il en profite cependant pour se rendre aux États-Unis, de 1848 à 1859, et fonde une mission dans la région de Pembina. Il y continue sa lutte contre le monopole de la Compagnie de la Baie d’Hudson. 

La Banque des fermiers de Rustico
© Parcs Canada / J. Butterill / 1994

En 1859, l’évêque de Québec, à la suite d’une demande de l’évêque de Charlottetown pour un prêtre francophone, l’assigne à la petite paroisse de Rustico à l’Île-du-Prince-Édouard. Belcourt va mettre sur pied des projets qui contribueront à l’avancement socio-économique de cette paroisse. Il établit ainsi, en 1864, la Banque des fermiers de Rustico qui existera jusqu’en 1894. Celle-ci permet aux cultivateurs d’obtenir des emprunts à des taux raisonnables. On dit de cette banque qu’elle fut l’inspiration d’Alphonse Desjardins lorsqu’il créa les Caisses populaires.

En 1869, Belcourt s’établit sur une ferme à Shédiac, au Nouveau-Brunswick, à la suite de problèmes de santé. Puis, de 1871 à 1874, il est le curé d'une paroisse aux îles de la Madeleine, jusqu’à ce qu’une dernière maladie le force à se retirer en permanence à Shédiac. En 1959, Georges-Antoine Belcourt est désigné personne d’importance historique nationale et la Banque des fermiers de Rustico est désignée lieu d’importance historique nationale.

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