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Le dernier Père de la Confédération au Canada

Semaine du lundi le 24 décembre 2007

Joseph « Joey » Smallwood naît le 24 décembre 1900, à Gambo (Terre-Neuve).  Il deviendra le premier premier ministre de cette province après la Confédération. Journaliste, animateur de radio et homme politique, Smallwood est un ardent partisan et défenseur de Terre-Neuve et de la Confédération.

Un timbre canadien commémorant Joseph Smallwood
© Société canadienne des postes{2007}
L’homme que l’on surnomme « le dernier Père de la Confédération » grandit dans la pauvreté à St. John’s. À l’âge de 15 ans, il quitte l’école pour devenir apprenti imprimeur au journal de St. John’s, le Plaindealer. En 1920, il déménage à New York et travaille pour un journal socialiste; cinq ans plus tard, il revient à Terre-Neuve, où il devient organisateur syndical et épouse Clara Oates.

Smallwood fait ses débuts en politique en 1928 comme directeur de la campagne de circonscription du candidat libéral, sir Richard Squires. En 1936, il regagne St. John’s et joue un rôle actif dans le monde de la publication et du journalisme. Il commence à rédiger les deux premiers volumes de Book of Newfoundland et, de 1937 à 1943, il anime une émission radiophonique, Barrelman.

Smallwood signant l'entente qui permet à Terre-Neuve d'entrer dans la confédération
© NFB / Bibliothèque et Archives Canada / PA 128080
À sa seconde tentative en politique, en 1946, Smallwood est élu délégué à la Convention nationale, une rencontre organisée par l’Angleterre pour permettre aux Terre-Neuviens de discuter de leur avenir constitutionnel. Il se rend à Ottawa pour examiner la possibilité de faire entrer Terre-Neuve dans la Confédération et devient le chef d’un mouvement ayant pour but de convaincre les Terre-Neuviens de se joindre au Canada. Après que l’option de la Confédération eut été choisie par une faible majorité lors du deuxième référendum en 1948, il dirige l’équipe qui négocie les termes finals de l’union. Smallwood est nommé premier ministre intérimaire et est élu premier ministre lors de la première élection provinciale en 1949.

Premier ministre pendant un peu plus de deux décennies, Smallwood tente de mettre en œuvre un programme d’industrialisation rapide, qui échoue complètement. Il fonde cependant l’Université Memorial, premier établissement universitaire de la province. La plupart des lois sociales qu’il fait adopter sont progressistes, mais à la suite d’une importante grève des bûcherons en 1959, il abandonne ses idéaux socialistes et intervient en faveur de la direction. Charmant, éloquent et brillant, Smallwood est doté d’une énergie extraordinaire qui lui permet de dominer la vie publique. Il sera premier ministre jusqu’en 1971, année où il perd sa première élection. Il se retire de la vie politique peu de temps après.

Pendant sa retraite, Joseph « Joey » Smallwood revient à ses premières amours, l’écriture, et publie un ouvrage bien accueilli, Encyclopedia of Newfoundland and Labrador. Il meurt le 18 décembre 1991. Smallwood et la Confédération demeurent des sujets controversés pour nombre de Terre-Neuviens. Pour de plus amples renseignements sur l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, voir « Et de dix… », dans les archives de Cette semaine en histoire.

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