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La bataille de l’Escaut – Victoire sur les digues

Semaine du lundi le 5 novembre 2007

Le 9 novembre 1944, la bataille de l’Escaut s'achève sur une importante victoire de la Seconde guerre mondiale remportée par la Première armée canadienne. Les Alliés ont accès au port d’Anvers, en Belgique, ce qui leur permet de réduire leurs lignes de ravitaillement de plusieurs centaines de kilomètres et de poursuivre la libération de l’Europe.

Carte de la bataille de l’Escaut

Composée de divisions polonaises, britanniques et canadiennes, la première armée canadienne arrive à ses fins au bout de huit semaines de combats acharnés livrés dans des villages et des campagnes, ainsi que sur des canaux, des plaines inondées, des digues, des rivières et la mer, pour s’emparer d’un territoire farouchement défendu par un ennemi déterminé. Le Canada y subit d’énormes pertes (6 367 soldats tués, blessés ou disparus). Il convient donc que le premier navire de ravitaillement à atteindre Anvers soit le Fort Cataraqui construit au Canada.

Les canadiens et la bataille de l’Escaut
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La prise de l’estuaire de l’Escaut nécessite plusieurs opérations d’envergure. Les Alliés doivent dégager la poche de Breskens située au nord du canal Léopold (opération Switchback), prendre le contrôle de la presqu’île du Beveland-Sud (opération Vitality), s’emparer de l’île Walcheren (opération Infatuate), puis procéder au déminage de l’estuaire (opération Calendar). Les opérations constituent un volet essentiel d’une bataille, mais elles ne portent fruit que si tout le personnel militaire y contribue.

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Le soldat de première classe P.C. Thibeau (North Nova Scotia Highlanders), blessé à trois reprises en Europe, et l’un des « rats d’eau » qui participe au premier débarquement amphibie dans la poche de Breskens, aide à libérer la rive sud de l’estuaire. Le sergent « Moe » Hurwitz (Canadian Grenadier Guards - Montréal), décoré deux fois pour bravoure et l’un de cinq frères sous les drapeaux, est blessé, puis capturé près de Bergen-op-Zoom. Il meurt plus tard dans un camp de prisonniers de guerre en Allemagne. Le sergent G.R. Crockett (Calgary Highlanders) reçoit la Médaille de conduite distinguée pour avoir dirigé un groupe de huit bénévoles qui s’emparent de la première tête de pont alliée sur le canal Albert. Douglas Jennings, pilote canadien de la RAF dont l’avion s’est écrasé au sol, demeure caché pendant 37 jours en Belgique, avant d’être secouru par le Lincoln and Welland Regiment de St. Catherines. La compagnie du lieutenant R.H. Goepel (British Columbia Regiment) attaque et coule plusieurs navires allemands en fuite dans le port de Zipje.

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Ces cinq anecdotes témoignent de la vie de plus de 100 000 Canadiens ayant servi dans la Première armée canadienne pendant la campagne de l’Escaut. Ils illustrent la contribution de tous les combattants de même que celle des aumôniers, médecins, infirmières, chauffeurs, aiguilleurs, photographes, cuisiniers, bouchers, mécaniciens, paie-maîtres, forestiers et ingénieurs qui les ont appuyés. En 2005, la bataille de l’Escaut a été désignée événement d’importance historique nationale en raison des sacrifices et des efforts associés à la libération du port d’Anvers, puis du reste des Pays-Bas.

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