Cette semaine en histoire

Archives

Andrew Macphail fait la manchette

Semaine du lundi le 19 novembre 2007

Andrew Macphail naît le 24 novembre 1864, à Orwell. Même s'il passera la plus grande partie de sa vie en ville, à Montréal, il restera toujours attaché à son lieu de naissance, dans la campagne de l’Île-du-Prince-Édouard.

Sir Andrew Macphail
© Sir Andrew Macphail Foundation
Andrew Macphail travaille d’abord comme enseignant en Île-du-Prince-Édouard. Après quelques années, il déménage à Montréal pour étudier à l’Université McGill. Comme il a sous-estimé le coût de la vie à Montréal, il doit travailler comme journaliste. Pendant toutes ses études de premier cycle et de médecine, il travaille et écrit pour différents journaux, dont le Montreal Gazette et le Montreal Star. Diplômé en médecine de l’Université McGill en 1891, il part faire le tour du monde et rédige des articles sur ses voyages pour des journaux canadiens et américains. Au Canada, Andrew Macphail renoue avec la médecine et devient le premier professeur à enseigner l’histoire de cette discipline à McGill, il n’en continue pas moins de nourrir sa passion pour le journalisme.

Dans le domaine littéraire, sa principale réalisation est la fondation de The University Magazine dont il est également rédacteur en chef. Cette publication trimestrielle vise à aborder des problèmes propres au Canada et à assurer au pays un leadership intellectuel. Il rédige lui-même 43 articles pour le magazine, en plus de payer des collaborateurs, une pratique inhabituelle qui garantit la qualité et qui permet à Macphail de modeler le magazine selon ses convictions personnelles. The University Magazine est une véritable référence en matière de rédaction au Canada anglais, mais son contenu soulève souvent la controverse. Macphail a déjà dit que ses critiques étaient les libéraux, les conservateurs, différents professeurs et la presse quotidienne.

Demeure familiale de sir Andrew Macphail à Orwell.
© Sir Andrew Macphail Foundation
Cette sérénité face à la controverse montre bien le côté mordant de la personnalité de Macphail. Si l’on en croit Stephen Leacock, Andrew Macphail « faisait immédiatement impression. Quiconque recevait une célébrité, en public ou en privé, appelait Andrew, comme on appelle le médecin, et aucune célébrité n’arrivait jamais à le démonter. Il les traitait comme un habitué des chevaux traite une nouvelle monture ».

Peu après avoir terminé son service au sein du corps médical de l’Armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale, Macphail cesse de publier The University Magazine. Il continue à écrire, rédigeant surtout des critiques sociales dans lesquelles il rejette l’industrialisation et tous les autres changements qui surviennent rapidement dans la société. The Master’s Wife, un ouvrage semi-autobiographique qui rappelle la vie rurale en Île-du-Prince-Édouard, est son œuvre la plus personnelle. Elle reflète tout l’amour que Macphail porte à la paisible vie rurale de son enfance.

À partir de 1905 et sauf pendant la guerre, Andrew Macphail passe tous ses étés dans sa demeure familiale d’Orwell et ce, jusqu’à sa mort. Sir Andrew Macphail meurt en 1938 et est désigné personne d’importance historique nationale en 1945.

Pour en savoir plus au sujet de Stephen Leacock, lisez « Les croquis ensoleillés » de Stephen Leacock dans Cette semaine en histoire.

Date de modification :