Cette semaine en histoire

Archives

La vie de Catharine Parr Traill dans les forêts intérieures du Canada

Semaine du lundi le 27 août 2007

Le 29 août 1899, Catharine Parr Traill, écrivaine, naturaliste et pionnière, meurt à 97 ans, laissant en héritage une œuvre littéraire abondante et diverse.

Catharine, sa fille et deux petite-filles à Stony Lake (Ontario), en 1899

Catharine, sa fille et deux petite-filles à Stony Lake (Ontario), en 1899
© Bibliothèque et Archives Canada / C-067350

Les forêts intérieures du Canada (1836), l’un des plus connus de ses premiers livres, est un recueil de lettres échangées par Catharine Traill et la famille qu’elle a laissée en Angleterre lorsqu’elle est partie pour le Haut-Canada, en 1832, avec son mari, Thomas Traill. Dans ces missives, elle raconte les péripéties de son émigration et de son adaptation à la vie de pionnière en décrivant les épreuves qu’elle a vécues et les victoires qu'ell a remportées.

Qu’est-ce qui l’incite à partir vers cette toute nouvelle colonie du Canada? Les Traill quittent l’Angleterre en partie pour échapper à la dépression économique qui sévit au lendemain des guerres napoléoniennes (1799-1815). Cette dépression offre très peu d’espoir aux Traill d’améliorer leur niveau de vie en Angleterre. Thomas Traill et son beau-frère, John Moodie, ont une autre bonne raison de partir : anciens militaires, ils ont reçu en garantie une parcelle de terrain au Haut-Canada, en récompense de leurs services. Ils sont heureux de l’accepter. Par bonheur pour Catharine Traill, cela veut dire que sa sœur Susanna, épouse de John Moodie, vient elle aussi au Canada.

En dépit de leurs espoirs, la vie dans l’arrière-pays canadien est à peine plus facile que ce qu’ils ont connu en Angleterre. Le manque de vêtements et même de nourriture leur rend la vie difficile. La maladie frappe souvent les enfants; deux enfants meurent, en bas âge, décès qui accablent les Traill.

« The Emigrants

« The Emigrants' Welcome to Canada, » (1820)
© Bibliothèque et Archives Canada, No 1970-188-2056 W.H. Coverdale Collection of Canadiana

Dans Les forêts intérieures du Canada, l’auteure décrit non seulement la vie dans l’arrière-pays avec les épreuves, la solitude et la ténacité des gens, mais aussi la flore et la faune du Canada. Si Catharine Traill cherche à être précise dans ses observations de la nature, elle le fait en toute modestie : « Les botanistes de notre Grande-Bretagne me trouveraient bien impertinente, je crois, d’aller ainsi nommer les fleurs et les plantes que je découvre dans ces bois encore sauvages ».

Bien accueilli par la critique, imprimé à trois reprises et traduit en allemand et en français du vivant de l’auteure, le livre Les forêts intérieures du Canada ne lui rapportera pourtant qu’un maigre 125 £. Au lieu de s’en formaliser, Catharine Traill va, jusqu’à son décès, continuer d’écrire une œuvre diversifiée comptant des guides d’ordre pratique (The Canadian Emigrant’s Guide, 1854), des études de la flore et de la faune canadiennes (Studies of Plant Life in Canada, 1885) et des contes pour enfants (Happy Because Good, 1855). Toute son œuvre est imprégnée par son optimisme indéfectible.

Catharine Parr Traill, l’une des premières écrivaines canadiennes et auteur prolifique, a été désignée personne d'importance historique nationale en 1974.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires au sujet de Susanna Moodie, la sœur de Catharine Traill, cliquez sur « Susanna Moodie : pionnière et écrivaine » dans les archives de Cette semaine en histoire.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires au sujet de Catharine et Susanna, visitez le site Web de Bibliothèque et Archives Canada.

Date de modification :