Cette semaine en histoire

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Un missionnaire aux nombreux talents

Semaine du lundi le 11 juin 2007

Le 13 juin 1849, Albert Lacombe est ordonné prêtre de l’Église catholique romaine. Le père Lacombe deviendra l’un des missionnaires les plus célèbres de l’Ouest du Canada.

Le révérend père Albert Lacombe
Le révérend père Albert Lacombe
© Bibliothèque et Archives Canada / PA-066520
Albert Lacombe naît le 28 février 1827, à Saint-Sulpice, une petite communauté rurale du Bas-Canada (aujourd’hui le Québec). Ses parents ont besoin de lui sur la ferme, mais décident néanmoins de l’envoyer à l’école de la paroisse voisine. Après avoir obtenu son diplôme au Collège de l’Assomption, il décide de poursuivre ses études au palais épiscopal, à Montréal.

Pendant qu’il étudie au palais épiscopal, Albert Lacombe reçoit la visite du père Georges Belcourt, missionnaire dans la région de Pembina (maintenant le Dakota du Nord). Cette visite le marque profondément – deux mois après avoir été ordonné prêtre, il part pour les Prairies, où il passe la plus grande partie de sa vie.

En 1852, il travaille avec l’évêque Alexandre-Antonin Taché dans la colonie de la Rivière-Rouge, mais en 1853 il est envoyé au Lac Sainte-Anne (aujourd’hui en Alberta). Pendant ses visites dans les nombreuses missions de la région, il se lie d’amitié avec les Pieds-Noirs, les Cris et les Métis, qu’il évangélise. En 1856, il devient membre des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

Les Pieds-noirs à Earnscliffe
Les Pieds-noirs et père Lacombe à Earnscliffe, Ottawa (Ont.)
© Dept. de l'Intérieur / Bibliothèque et Archives Canada / PA-045666
Son travail d’évangélisation le pousse à voyager partout dans le monde : de la mission de Saint-Albert au nord du Fort Edmonton, qu’il a fondée en 1861, jusqu’à Ottawa et même au Vatican, toujours dans l’espoir d’aider les Autochtones et les Métis des Prairies. Après avoir vécu avec les Pieds-Noirs et les Cris, Albert Lacombe commence à apprendre leurs langues. Sa connaissance de ces langues le pousse à publier un dictionnaire cri et à préparer un dictionnaire pied-noir/français. Il devient ainsi une ressource précieuse pour les dirigeants du Chemin de fer Canadien Pacifique qui l’emploient comme négociateur. Il travaille fort pour protéger les intérêts du CFCP et des Premières nations.

En 1908, vers la fin de sa vie, Albert Lacombe décide d’ouvrir un foyer pour orphelins, aînés et handicapés à Midnapore, en Alberta, ce qui s’avère une bonne idée puisqu’en six mois, il accueille 40 pensionnaires. Il y passera le reste de sa vie; il décède le 12 décembre 1916, à l’âge de 89 ans.

En 1932, Albert Lacombe, O. M. I., est désigné personne d’importance historique nationale pour son travail avec les Premières nations et sa contribution au développement de l’Ouest du Canada.

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