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Exposer le Canada au monde : Expo 67

Semaine du lundi le 1er janvier 2007

Le 1er janvier 1967, la célébration du centenaire du Canada débute officiellement lorsque le premier ministre Lester Bowles Pearson allume la flamme du centenaire sur la colline du Parlement. Expo 67 est l’un des événements marquants des manifestations commémoratives qui se poursuivent tout au long de l’année.

Lester B. Pearson (à gauche) et la flamme du centenaire sur la colline du Parlement (à droite)
Lester B. Pearson (à gauche) et la flamme du centenaire sur la colline du Parlement (à droite)
© Image de gauche : Duncan Cameron / Bibliothèque et Archives Canada / PA-212239. Image de droite : Parcs Canada / A. Guindon / 2002
Expo 67 est la 85e exposition universelle et la première dont le Canada est l'hôte, un honneur qu'il se mérite lorsque l’Union soviétique revient sur son engagement de tenir l’exposition à Moscou, craignant l’invasion de touristes étrangers dans la ville. Le maire de Montréal, Jean Drapeau, avec l’appui du gouvernement fédéral, propose alors de tenir l’événement à Montréal, et le Bureau International des Expositions à Paris lui accorde la permission d’organiser une exposition « de première catégorie ».

Comme les expositions universelles visent l'étude de l’humanité contemporaine, celle de 1967 a pour thème « Terre des Hommes » et traite de cinq sphères de la vie humaine : la création, la production, l’exploration, le rôle de la collectivité et le rôle de l’Homme comme pourvoyeur. C’est à la Compagnie canadienne de l’exposition universelle que revient la tâche titanesque de planifier cette manifestation internationale.

Cependant, une exposition universelle prend de la place. Une île artificielle, l’île Notre-Dame, est aménagée dans le fleuve Saint-Laurent et les limites de l’île Sainte-Hélène sont repoussées à chacune de ses extrémités en gagnant sur le fleuve. L’ensemble du site couvre 1 000 acres.

La Biosphère (à gauche) vue aérienne de l’île Sainte-Hélène (coin supérieur droit) et de la reine Elizabeth et le premier ministre Pearson traversent le site à bord du monorail (coin inférieur droit)
La Biosphère (à gauche) vue aérienne de l’île Sainte-Hélène (coin supérieur droit) et la reine Elizabeth et le premier ministre Pearson traversant le site à bord du monorail (coin inférieur droit)
© Bibliothèque et Archives Canada / 1967
Entre le 28 avril et le 27 octobre, l'exposition attire plus de 50 millions de touristes et 59 leaders mondiaux à Montréal. Les touristes achètent des passeports, valables de un à sept jours ou pour toute la durée de l'exposition, qui leur donnent droit d'accès aux pavillons construits par 120 pays, qui abritent chacun une exposition élaborée. Le pavillon du Canada, qui prend la forme d’une imposante pyramide inversée, est baptisé Katimavik, ou « lieu de réunion » en inuktitut. Le pavillon de l’Allemagne, quant à lui, est un bâtiment éblouissant de 15 étages fabriqué en plastique! Le pavillon de la Grande-Bretagne, qui met en évidence la Grande-Bretagne « d’hier, d’aujourd’hui et de demain », est composé de trois corps, dont l’un arbore un imposant Union Jack. Le pavillon des États-Unis, un dôme géodésique, est offert en don à Montréal et abrite aujourd'hui la Biosphère d’Environnement Canada.

À titre de reine du Canada, Elizabeth II visite le pays pendant le centenaire et fait escale à Expo 67. Sur place, au grand désarroi de ses gardes du corps, la reine et le premier ministre Pearson traversent le site à bord du monorail, où elle est exposée à la vue de tous. Parmi les autres leaders mondiaux qui visitent le Canada en 1967, mentionnons la princesse Grace de Monaco, le président des États-Unis, Lyndon B. Johnson, et le président de la République française, Charles de Gaulle.

Lester Bowles Pearson, premier ministre pendant les célébrations du centenaire du Canada, est une personne d’importance historique nationale.

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