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« The man who did »

Semaine du lundi le 20 février 2006

Né le 24 février 1848 près de Kingston, en Ontario, Grant Allen a écrit de nombreux essais et romans populaires qui constituent une contribution importante au monde de la littérature de la seconde moitié du 19e siècle. Il fut un auteur des plus polyvalents dont les ouvrages ont traité notamment de biologie, d’anthropologie, de botanique, de philosophie et d’histoire.

Grant Allen
Reproduit avec la permission du  Haslemere educational Museum

D’abord éduqué au Canada et en France, il est diplômé du Collège Merton à Oxford, en Angleterre, en 1871. Professeur dès 1873 au Queen’s College à Spanish Town, en Jamaïque, il en devient l’année suivante le directeur, poste qu'il conserve jusqu’à la fermeture de l'établissement en 1876. De retour en Angleterre, il se consacre à l’écriture.

Ses livres abordent de nombreux sujets et sont signés de quatre différents pseudonymes. Dans ses écrits, il exprime clairement ses opinions et provoque souvent les lecteurs par ses idées inspirées du socialisme, du darwinisme ou encore du féminisme. Par ses propos scandaleux et radicaux, il dénonce courageusement des tabous et questionne les structures sociales établies malgré les controverses que cela cause à une époque plutôt conservatrice. Pour des raisons financières, il est forcé d’écrire de la fiction pour s’adapter au marché populaire. Néanmoins, il a une préférence marquée pour la science. Ses idées innovatrices ont résisté à l'épreuve du temps et persistent dans les débats actuels.

Couverture du livre " The Woman Who Did " par Grant Allen, édité par Wintle, 1995
Permission de l'Oxford University Press

Dès son premier ouvrage, « Physiological Aesthetics » (1877), il est remarqué par des auteurs de renom tel Herbert Spencer. Socialiste avoué sans toutefois être un activiste politique, il critique de manière satirique la structure économique de la société, par exemple dans « Philistia » (1884). Il exploite souvent le thème des différences sociales, comme dans « Babylon » (1885). Prônant l’émancipation féminine, son livre « The Woman Who Did » (1895) attaque l’institution du mariage et l’exploitation de la femme, tandis que « The British Barbarians » (1895) défend l’amour libre. D’ailleurs, ces deux oeuvres très controversées le propulsent au sommet de sa carrière. Disciple de Darwin, il présente dans « The Evolution of the Idea of God » (1897) la théorie de l’évolution et remet en question le sens de la religion. Il rédige aussi une série de guides historiques et de voyages ainsi qu’un recueil de poèmes, « The Lower Slopes » (1894).

Décédé le 25 octobre 1899 à Haslemere, dans la région de Surrey en Angleterre, Grant Allen a écrit plus de 70 livres en plus de contribuer à de nombreux journaux et magazines. Auteur significatif, il est désigné personne d’importance historique nationale en 1938.

Pour en apprendre davantage, visitez le site consacré à Grant Allen à l’adresse suivante : http://ehlt.flinders.edu.au/english/GA/GAHome.htm .

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