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Les Canadiens entrent dans la bataille à Passchendaele

Semaine du lundi le 24 octobre 2005

Le 26 octobre 1917, le Corps canadien, dirigé par sir Arthur William Currie, prend part à un premier combat sous son commandement contre les forces allemandes pour s’emparer de la ville de Passchendaele, en Belgique, pendant la Première Guerre mondiale. Bien retranchés, les Allemands ont combattu les forces alliées pendant tout l’été de 1917, mais aucun des deux adversaires n’a connu beaucoup de succès. Currie s’oppose aux plans du commandant britannique Haig qui souhaite voir le Corps participer à l’attaque, faisant valoir qu’il s’agit d’une opération très risquée et très coûteuse. Le Corps canadien ne prend pas moins part au combat dans les fondrières vaseuses de la campagne belge, afin de soutenir les troupes alliées.

Sir Arthur William Currie
© Bibliothèque et Archives Canada / Collection de la Défense nationale / PA-001370
Cet événement marque le début d’une longue bataille au cours de laquelle 2 834 Canadiens perdent la vie. En tout, près de 16 000 Canadiens seront blessés ou tués en tentant de s’emparer d’à peine 5 kilomètres de terrain qui possèdent néanmoins une grande importance stratégique étant donné la présence de voies ferrées et de bases de sous-marins allemandes sur la côte des Flandres. Le 7 novembre, après que 500 000 hommes eurent péri des deux côtés, la bataille de Passchendaele prend fin et la ville passe aux mains des Alliés – en grande partie grâce au leadership de Currie et au courage du Corps canadien. Deux Canadiens sous les ordres de Currie recevront la Croix de Victoria le premier jour de la bataille.

Le champ de bataille boueux de Passchendaele
© Bibliothèque et Archives Canada / PA-002165
Malgré son expérience militaire limitée, Currie, qui est originaire de Napperton, en Ontario, est le premier Canadien nommé commandant du Corps canadien. Il favorise l’esprit de corps chez ses hommes qui se battent ensemble comme Canadiens. Currie fait aussi appel à une manœuvre stratégique importante, le « barrage roulant », où les hommes marchent à la suite d’une ligne d’artilleurs canadiens en mouvement qui leur sert de bouclier tandis qu’ils s’approchent des Allemands. Cette stratégie et bien d’autres, comme la planification de l’assaut réussi contre la crête de Vimy, valent à Currie le respect d’un bon nombre de personnes, dont le premier ministre britannique David Lloyd George.

Fait chevalier en 1917, sir Arthur William Currie reçoit également l’Ordre du bain britannique, la Légion d’honneur française, la Croix de Guerre et la médaille du service distingué des États-Unis. Après avoir été inspecteur général de la milice canadienne d’août 1919 à juillet 1920, Currie se voit accorder le titre de vice-chancelier de l’Université McGill, à Montréal. Il occupe ce poste jusqu’à sa mort le 30 novembre 1933. Une plaque soulignant l’importance historique nationale de Currie est éngée à London, Ontario. Le gymnase Currie de l’Université McGill et l’Institut neurologique de Montréal témoignent encore de son œuvre.

Pour en savoir plus, visitez « Les cent jours du Canada » – le Corps canadien marche sur Mons – dans le site Web des Anciens combattants du Canada.

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