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L’anniversaire de naissance de Louis La Corne

Semaine du lundi le 6 juin 2005

Louis La Corne naît le 6 juin 1703, au fort Frontenac, aujourd’hui Kingston (Ontario). Officier des troupes coloniales régulières françaises, il sera le fondateur du poste de traite des fourrures français le plus à l’ouest du pays.

Rivière Saskatchewan, près de Batoche (Saskatchewan).
© Parcs Canada / 1965
La Corne connaît son baptême du feu pendant la guerre de Succession d’Autriche, de 1740 à 1747. En février 1747, à Grand-Pré (Nouvelle-Écosse), il est le commandant en second des forces qui surprennent des centaines de soldats de la Nouvelle-Angleterre au beau milieu de la nuit. Quand son supérieur est blessé, La Corne prend la tête des troupes et remporte la bataille. En récompense de ses efforts, il reçoit la Croix de Saint-Louis, la plus haute distinction décernée aux soldats français postés en Nouvelle-France.

Sa carrière militaire est également liée au commerce de la fourrure. La Corne finance des expéditions indépendantes vers l’intérieur des terres, dans l’Ouest, de même que des expéditions servant ses propres intérêts, contribuant à ouvrir cette région au commerce et à la colonisation.

En 1752, La Corne est nommé « commandant des postes de l’Ouest » et envoyé au Pas (Manitoba), où il entreprend de consolider le fort Paskoya. En 1753, La Corne déménage vers l’Ouest, dans ce qui est aujourd’hui la Saskatchewan. Sur les rives de la rivière Saskatchewan, il fonde Fort-à-la-Corne. Cet avant-poste du fort Paskoya est le poste de traite des fourrures français le plus à l’ouest du pays et il assure aux Français la domination de la Saskatchewan et des cours d’eau qui donnent accès aux richesses commerciales de l’Ouest. En 1757, pendant la guerre de Sept Ans, le poste est abandonné et La Corne se voit muté ailleurs.

Saskatchewan
© Parcs Canada / Erin Whalen / 2005
En 1760, les Français concèdent la victoire aux Britanniques qui gouvernent désormais leurs territoires, comme le confirme le Traité de Paris en 1763. Encouragé par les autorités britanniques à rentrer en France, La Corne se noie à l’automne de 1761 lorsque le navire sur lequel il s’est embarqué s’échoue au large du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse).

De 1770 à 1805, la Compagnie du Nord-Ouest, la Compagnie de la Baie d’Hudson et des marchands de fourrures indépendants utilisent Fort-à-la-Corne comme centre commercial. Abandonné en 1805, l’endroit est occupé de nouveau par la Compagnie de la Baie d’Hudson de 1846 à 1932. De nos jours, Fort-à-la-Corne est réputé pour ses mines de diamants.

Le Fort-à-la-Corne a été désigné lieu historique national en 1926 en raison de son rôle dans le commerce de la fourrure. Louis La Corne a été désigné personne d’importance historique nationale en 1953 en reconnaissance de son rôle dans l’exploration de l’Ouest canadien.

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