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La bataille de l'Atlantique - une guerre sur le front domestique

Semaine du lundi le 12 septembre 2005

Le 16 septembre 1939, deux semaines après le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, le premier convoi de l’Atlantique Nord quitte le port d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, lequel jouera un rôle majeur dans ce que sir Winston Churchill appellera la « bataille de l’Atlantique ».

Donald Cameron Mackay, Protection, AN19710261-4510, Beaverbrook Collection of War Art.
Donald Cameron Mackay, Protection, AN19710261-4510, Beaverbrook Collection of War Art.
© Musée canadien de la guerre (MCG)
La Seconde Guerre mondiale représente une période de croissance et de changement pour les forces canadiennes. Un grand nombre d’hommes et de femmes s’enrôlent, et les rangs de la Marine royale du Canada, plus particulièrement, grossissent considérablement. À la fin du conflit, celle-ci compte 100 000 hommes et près de 400 navires de combat, comparativement à 500 hommes et à une poignée de navires au début de la Première Guerre mondiale.

Les lignes de ravitaillement partant du continent européen sont coupées par les Allemands, qui occupent les principaux ports, et la Grande-Bretagne doit se tourner vers l’Amérique du Nord pour de nombreux produits essentiels. Les U-boot allemands, qui se déplacent en groupes ou en « meutes », menacent grandement les activités de ravitaillement maritime des Alliés. Ceux-ci adoptent un système de convoi pour protéger l’importante industrie du transport maritime.

Les convois qui traversent l’Atlantique Nord proviennent de la côte atlantique des États-Unis ou encore de Montréal et de Québec, sur le fleuve Saint-Laurent, et se regroupent à Halifax ou à Sydney, en Nouvelle-Écosse. Un convoi est généralement constitué d’une trentaine de navires disposés en cinq ou six rangées parallèles longues d’environ 1,6 kilomètre. Les navires transportant les marchandises les plus « névralgiques », comme les munitions, le carburant et les soldats, sont placés au centre de la formation et ceux contenant les matières premières de moins grande valeur, tout autour. Ces convois sont accompagnés d’escortes armées chargées de neutraliser et de détourner les attaques des U-boot allemands. Ces escortes sont généralement construites et équipées par des Canadiens.

Convois dans le Bedford Basin, Halifax (Nouvelle Écosse).
Convois dans le Bedford Basin, Halifax (Nouvelle Écosse).
© Bibliothèque et archives Canada / PA-136272
Les corvettes, qui servaient à l’origine de baleiniers, sont tout d’abord modifiées pour participer aux opérations côtières et ne possèdent qu’un canon de quatre pouces ainsi qu’un équipement minimal. Elles finissent toutefois par jouer un rôle intégral dans la bataille et par servir souvent d’escortes assurant la protection des convois jusqu’au milieu de l’océan.

En raison de son importance dans le développement des forces armées du Canada et en reconnaissance de la contribution canadienne à la victoire des Alliés, la bataille de l’Atlantique a été désignée événement historique national en 2000.

Pour plus de renseignements, voir le site Web d'Anciens Combattants Canada, qui commémore le 60e anniversaire de la bataille de l’Atlantique.

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