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Le retour des Acadiens

Cette histoire est parue à l'origine en 1999

Le 10 février 1763, le traité de Paris met un terme à la guerre de Sept ans opposant la Grande-Bretagne à la France. Pour les Acadiens, ce traité marque également la fin de sept années d'exil.

Embarquement des Acadiens
© Bibliothèque et Archives Canada / C-070232

Les Acadiens  arrivent de France à partir du milieu des années 1630. Bon nombre d'entre eux sont des paysans dans leur pays et la plupart continuent d'exploiter la terre à leur arrivée au Canada. Pour cultiver, les Acadiens mettent au point un ingénieux système de digues ou « aboiteaux» qui leur permet de transformer les marécages en terres agricoles. Surmontant maints obstacles, ces immigrants se créent une vie stable dans le Nouveau Monde.

Malheureusement, Britanniques et Français se disputent l'Acadie. En 1713, le traité d'Utrecht cède la colonie de la Nouvelle-Écosse à la Grande-Bretagne. La tension monte et, en 1756, la guerre de Sept ans éclate. Les Acadiens ne veulent pas se battre et beaucoup signent un traité dans lequel ils s'engagent à ne pas joindre les rangs de l'armée française. Cependant, le fait que leurs alliés, les Micmacs, se rangent du côté des Français inquiète les Britanniques qui décident donc d'expulser tous les Acadiens. 

Les Acadiens sont déportés

Les Acadiens sont déportés
© Bibliothèque et Archives Canada / C-73709

Les familles sont séparées et plusieurs Acadiens meurent à bord des navires surchargés. Environ 13 000 Acadiens se retrouvent éparpillés dans les 13 colonies américaines, dans les Caraïbes, en France, en Louisiane et en Angleterre. À certains de ces endroits, on les chasse de nouveau. Le traité de Paris met fin à sept années passées loin de leur patrie, l'Acadie. Malheureusement, pour beaucoup, le voyage de retour sera difficile. Les fermes, qu'ils avaient réussi à construire à force de travail, sont en grande partie passées aux mains de colons britanniques. La plupart des Acadiens s'installent sur le territoire de ce qui est aujourd'hui le Nouveau-Brunswick, où leur culture continue de s'épanouir. D'autres optent pour l'Île-du-Prince-Édouard ou le Québec.

À Memramcook, au Nouveau-Brunswick, le lieu historique national du Monument-Lefebvre commémore l'odyssée des Acadiens et le renouveau de la culture acadienne. Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, un des centres de la colonie et un haut-lieu de la déportation des Acadiens, est également un lieu historique national. Une plaque commémore le retour des Acadiens à Sainte-Anne-du-Bocage, au Nouveau-Brunswick.

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