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Sitting Bull au fort Walsh

Semaine du lundi le 12 octobre 1998

Le 17 octobre 1877, trois hommes se rencontraient au fort Walsh, dans ce qui est maintenant la Saskatchewan: Sitting Bull, chef des Sioux Lakota, le général A.H. Terry, commandant des troupes américaines dans les plaines et le major James Walsh de la Police à cheval du Nord-Ouest.

Sitting Bull, chef des Sioux Lakota

Sitting Bull, chef des Sioux Lakota
© Bibliothèque et Archives Canada / C-20038

Peu de temps auparavant, Sitting Bull avait écrasé le général George Custer et la septième cavalerie de l'armée américaine lors d'une bataille sur la rivière Little Big Horn. Conscient du fait qu'il pourrait ne pas remporter la prochaine bataille, Sitting Bull avait franchi la frontière vers le Canada. Le général Terry voulait connaître les intentions de Sitting Bull et le persuader d'abandonner armes et chevaux pour vivre dans une réserve, dans le Sud. Walsh, qui n'avait que quelques hommes pour patrouiller un territoire vaste et agité, voulait mettre un terme au séjour au Canada de Sitting Bull et de son peuple, qui durait depuis 11 mois.

Cette rencontre n'a guère aidé à régler les problèmes des Sioux. Neuf ans plus tôt, un traité conclu au fort Laramie avait concédé les Black Hills (maintenant dans le sud du Dakota) à Sitting Bull et aux Sioux. La découverte d'or avait entraîné un afflux illégal de colons blancs dans ces collines. S'appuyant sur le traité, Sitting Bull refusait de déménager son peuple dans des réserves. L'armée est appelée pour les y escorter. Le chef sioux est forcé de se battre pour conserver ses terres et a vaincu le général Custer à Little Big Horn, le 26 juin 1876.

La danse du bison par des Sioux au fort Qu'Appelle, 1881

La danse du bison par des Sioux au fort Qu'Appelle, 1881
© Bibliothèque et Archives Canada / Sydney P. Hall / C-12940

En mai 1877, l'armée américaine à leurs trousses, Sitting Bull et des milliers de Sioux ont trouvé refuge au Canada. En décembre, le major Walsh leur a rendu visite à Wood Mountain et les a mis en garde contre le projet de retraverser la frontière pour attaquer l'armée américaine. Sitting Bull a déclaré que les membres de son peuple étaient sujets britanniques. En effet, les Sioux avaient été les alliés des Anglais contre les Américains pendant la Guerre de 1812 et avaient souvent chassé au nord du 49e parallèle. Les autorités canadiennes craignaient une détérioration des relations avec les autres peuples autochtones des Prairies, ennemis traditionnels des Sioux.

Après le terrible hiver de 1880-1881, Sitting Bull finit par retourner vers le Sud avec son peuple. Les troupeaux de bisons étaient déjà disparus des prairies et comme les Sioux n'avaient conclu aucun traité avec le Canada, ils ne recevaient aucune provision. Menacé par la famine, Sitting Bull avait donc regagné le Sud et le 9 juillet 1881, il se rendit aux autorités américaines au fort Buford, dans le territoire du Dakota.

L'importance nationale du lieu historique national du Fort-Walsh a été reconnue en 1924. Le major James Morrow Walsh est également commémoré par une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada au fort Walsh.

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