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Archibald Lampman : chantre de la terre

Semaine du lundi le 11 novembre 2002

Archibald Lampman naît le 17 novembre 1861, à Morpeth, dans le Canada-Ouest (aujourd’hui l’Ontario). Écrivain et amant de la nature, Lampman compte parmi les grands poètes canadiens du 19e siècle.

Archibald Lampman

Archibald Lampman
© BAC / C-70468

Fils d’un membre du clergé anglican, Lampman grandit à Morpeth, Perrytown, Gore’s Landing et Cobourg, en Ontario. Enfant, il est un bon élève et il obtient plus tard un baccalauréat en études classiques au Trinity College de Toronto. C’est là qu’il répond à l’appel de la poésie, après avoir lu Orion, and Other Poems, de Charles G. D. Roberts, un jeune poète canadien. En 1882, avant de quitter l’université, Lampman publie un premier poème, Verses, dans la revue de son collège, Rouge et Noir. Lampman enseigne ensuite quelque temps à Orangeville avant de déménager à Ottawa où il sera engagé comme commis au ministère des Postes, un emploi qu’il conservera jusqu’à sa mort.

Lampman trouve son travail ennuyant, mais il passe ses soirées à écrire. Il se lie d’amitié avec un autre jeune fonctionnaire, Duncan Campbell Scott, qu’il encourage à écrire de la poésie. Les deux hommes passent souvent leur temps libre ensemble, échangeant des poèmes et faisant de la randonnée et du canot dans la région d’Ottawa.

En 1887, Lampman épouse Maud Playter, avec qui il aura trois enfants. L’année suivante, il publie lui-même son premier recueil de poésie, Among the Millet and Other Poems, qui reçoit un accueil favorable. Ses œuvres paraissent régulièrement dans des périodiques comme The Week au Canada et Scribner’s Magazine aux États-Unis et, en 1895, il fait publier un autre recueil de poésie intitulé Lyrics of the Earth. Son œuvre ne lui rapporte cependant pas grand-chose sur le plan financier.

Bien qu’il ait essayé diverses formes poétiques et divers sujets, Lampman est surtout réputé pour son éloge de la nature. Son talent exceptionnel pour saisir les couleurs, les sons et les textures du monde naturel lui ont valu une place durable dans la littérature canadienne. Among the Timothy, où il est question du cri des criquets et du chant des cigales au soleil, suggère admirablement les sons de la nature :

The crickets creak, and through the noonday glow,
  That crazy fiddler of the hot mid-year,
The dry cicada plies his wiry bow
  In long-spun cadence, thin and dusty sere . . .
**
Archibald Lampman (dernière rangée, au centre)<br> avec Duncan Campbell Scott<br>(première rangée, à gauche) et des amis.

Archibald Lampman (dernière rangée, au centre)
avec Duncan Campbell Scott
(première rangée, à gauche) et des amis.

© BAC / C-56072

Le 10 février 1899, alors que son troisième recueil de poésie, Alcyone, est sous presse, Archibald Lampman meurt d’une pneumonie à l’âge de 37 ans. Après sa mort, son ami Duncan Campbell Scott supervisera la publication de The Poems of Archibald Lampman.


** (traduction libre)
Les criquets crient et, dans l’éclat du midi,
  Le violon espiègle des chaleurs d’été,
La cigale joue de son archet
  En cadence longue, pauvre, sèche, poussiéreuse . . .
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