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Louis-Joseph Papineau : tout un personnage!

Semaine du lundi le 7 octobre 2002

Louis-Joseph Papineau naît à Montréal le 7 octobre 1786. Pendant sa vie, il sera avocat, homme politique, patriote et ardent défenseur de la culture française au Bas-Canada.

L'Honorable Louis-Joseph Papineau

L'Honorable Louis-Joseph Papineau
© Gravure de William Notman
Bibliothèque nationale du Québec
Revue d'un autre siècle, n. 1967

Après avoir terminé ses études au Séminaire de Québec, en 1804, Louis-Joseph choisit la profession de notaire. Peu de temps après, il se ravise et s’oriente vers le droit. Très tôt, il se distingue par ses qualités exceptionnelles d’orateur et par son intelligence. D’ailleurs, les Canadiens français adoptent l’expression populaire « la tête à Papineau » pour désigner un esprit supérieur. En 1809, Louis-Joseph est élu député à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada. À cette époque, deux regroupements forment l’Assemblée: le Parti canadien, qui défend les intérêts des Canadiens français, et un groupe formé principalement d’anglophones (fonctionnaires et marchands). Louis-Joseph se joint au premier et en devient rapidement l’un des membres les plus influents.

Papineau affirme son leadership par la lutte engagée qu’il mène contre le projet d’union des deux Canadas en 1822. Devenu président de la Chambre d’assemblée, Louis-Joseph réorganise son parti en 1826; il est rebaptisé « Parti patriote ». Les années qui suivent sont marquées par des tensions sociales et politiques importantes. En février 1834, l’Assemblée (composée principalement de patriotes) présente au gouvernement de Londres ses 92 résolutions, qui énoncent les revendications des Canadiens français. Trois ans plus tard, le Parlement britannique annonce qu’il refuse de céder à ses demandes et adopte les résolutions de Russell (qui vont à l’encontre de celles présentées par le Parti patriote).

Papineau s'adressant à une foule

Papineau s'adressant à une foule
© BAC / 1972-26-759

Dans de nombreux villages du Bas-Canada, la colère gronde. Une proclamation interdit les assemblées publiques et des têtes sont mises à prix. Les célèbres rébellions de 1837 éclatent. Papineau, cible de choix, s’exile aux États-Unis avec sa femme Julie et ses enfants. La répression ne se fait pas attendre: des villages sont brûlés et, à la suite d’une deuxième rébellion en 1839, des exécutions ont lieu. Papineau ne revient au pays que lorsqu’une amnistie le lui permet, en 1844.

De retour d’exil, Papineau consacre son temps à l’administration de la seigneurie de la Petite-Nation, que lui avait vendue son père en 1817, et qui avait, jusqu’alors, été administrée par son frère. Après avoir occupé de nouveau la fonction de député, Louis-Joseph quitte définitivement la vie politique en 1854 et se retire dans le magnifique manoir qu’il vient de faire construire à la Petite-Nation.

Le 23 septembre 1871, une mauvaise grippe emporte le patriote. La vie et la carrière de Louis-Joseph Papineau, le Manoir Papineau (à Montebello) ainsi que la Maison Papineau (dans le Vieux-Montréal) ont été reconnus d’importance historique nationale.

Pour en savoir davantage, consulter : le lieu historique national du Canada du Manoir-Papineau.

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