Cette semaine en histoire

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Une artiste est née!

Cette histoire est parue à l'origine en 1998

Emily Carr est née à Victoria (Colombie-Britannique) le 13 décembre 1871, par une nuit de tempête. Elle a acquis une grande réputation au Canada à titre de peintre et d'auteure. Elle est surtout connue pour ses toiles magnifiques représentant des paysages de sa province natale et pour ses écrits sur les villages autochtones, mais elle a aussi produit une oeuvre autobiographique extraordinaire.

<i>Auto-portrait</i>, Emily Carr

Auto-portrait, Emily Carr
© British Columbia Heritage Branch

Emily grandit dans la maison de la famille Carr avec ses quatre soeurs et son jeune frère. Sa famille et ses amis la surnomment « Millie ». Lorsque ses parents meurent au début de son adolescence, Emily décide de fréquenter l'école des beaux-arts de San Francisco plutôt que de vivre avec sa soeur aînée. Elle étudie ensuite à Paris et à Londres. Malheureusement, le stress des grandes villes et son travail acharné la rendent malade, et elle doit retourner au Canada.

De retour à Victoria en 1913, Emily enseigne les arts, prend des pensionnaires et fait l'élevage des chiens pour subvenir à ses besoins. C'est en 1927, à l'âge de 56 ans, qu'elle fait sa grande percée. La Galerie nationale du Canada lui demande d'apporter quelques-unes de ses oeuvres à Ottawa pour la tenue d'une exposition. Au cours de son voyage, elle rencontre plusieurs membres du Groupe des Sept qui lui donnent le goût de se remettre sérieusement à la peinture. Emily est célèbre pour ses représentations de mâts totémiques, de villages autochtones et de forêts de la Colombie-Britannique. Sa peinture se caractérise par une touche puissante et l'utilisation abondante des tons de vert, bleu et brun. Son style est unique, et on lui doit plusieurs nouvelles techniques.

<i>Deep Forest, Lighted</i>, VAG 42.3.62

Deep Forest, Lighted, VAG 42.3.62
© Vancouver Art Gallery/Trevor Mills

Il est étrange de constater que de son vivant Emily ait connu plus de succès avec ses écrits qu'avec sa peinture. Elle tient son journal et écrit beaucoup de lettres. Après une grave crise cardiaque en 1937, sa santé décline et elle consacre alors plus de temps à l'écriture qu'à la peinture. C'est en 1941 qu'elle publie Klee Wyck, un ouvrage relatant ses voyages en Colombie-Britannique qui lui vaut un prix du gouverneur général. Elle publie plusieurs autres ouvrages, notamment Growing Pains et The Book of Small.

Emily Carr a élevé l'art canadien d'un cran et a fait le bonheur des Canadiens par ses écrits. Son souvenir est commémoré par une plaque au lieu historique national du Canada de la Maison-Emily-Carr à Victoria (C.-B.). On peut admirer ses oeuvres dans des musées d'art et des collections partout au pays.

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