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La capitulation de la Nouvelle-France

Semaine du lundi le 4 septembre 2000

Le 8 septembre 1760, la France perd sa souveraineté sur l'Amérique du Nord lorsque la Nouvelle-France capitule devant l'armée britannique à Montréal.

La tombée de Louisbourg, juillet 1758

La tombée de Louisbourg, juillet 1758
© Bibliothèque et Archives Canada / C-8991 / Pyle

La Nouvelle-France - la colonie que la France a fondée au Canada au 16e siècle - couvre toute la vallée du Saint-Laurent, des Maritimes jusqu'au bassin des Grands Lacs, de même que la Louisiane. Ses voisins européens les plus proches sont les Britanniques des colonies américaines. Quand la guerre entre la France et la Grande-Bretagne éclate en 1756 (la guerre de Sept ans), le conflit s'étend jusqu'en Amérique du Nord. En envahissant la Nouvelle-France, les patriotes britanniques des colonies américaines veulent étendre leur territoire et aider la Grande-Bretagne à éliminer ses rivaux français.

Au départ, les efforts qu'ils déploient pour s'emparer de la Nouvelle-France se soldent par un échec en raison d'un leadership militaire défaillant. En 1758, cependant, le vent tourne lorsque les Britanniques lancent une offensive concertée. La British Royal Navy encercle alors les côtes françaises, coupant l'approvisionnement vers la Nouvelle-France. En juillet 1758, la flotte britannique, sous les ordres du général James Wolfe, bombarde Louisbourg et oblige la forteresse à se rendre. Comme Louisbourg est située à l'embouchure du golfe du Saint-Laurent, la voie est désormais libre jusqu'à Québec, capitale de la Nouvelle-France.

Le général Wolfe attend le printemps pour poursuivre sa route. En juin 1759, il mène ses hommes et des alliés autochtones dans une attaque contre Québec. Il leur faudra plusieurs mois pour vaincre l'armée du marquis de Montcalm, composée de soldats français, de miliciens canadiens et d'Autochtones, mais quelques jours après la défaite de Montcalm, à la bataille des Plaines d'Abraham, le 13 septembre 1759, Québec se rend aux Britanniques. Cependant, malgré la prise de sa capitale, la Nouvelle-France survit. L'armée française abandonne Québec et se regroupe autour de Montréal.

Soldats britanniques arrivent à Montréal, 1760

Soldats britanniques arrivent à Montréal, 1760
© BAC / C-11043 / A.S. Scott

L'hiver étant proche, les deux armées attendent le dégel pour reprendre les hostilités. Au printemps 1760, une imposante flotte britannique fait voile vers Montréal et encercle l'île. Après plusieurs mois d'attaque, le gouverneur Vaudreuil capitule. La France cesse d'exercer sa souveraineté en Amérique du Nord; le territoire est désormais sous régime militaire britannique.

En 1763, la France et la Grande-Bretagne signent un traité de paix, le Traité de Paris, qui cède officiellement la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne. Toutefois, dans les faits, la colonie a cessé d'exister trois ans plus tôt. La capitulation de la Nouvelle-France à Montréal a été désignée comme événement d'importance historique nationale en 1952.

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