Cette semaine en histoire

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« Sécurité d’abord, service constant » : La Garde côtière canadienne

Pour la semaine du lundi le 22 janvier 2018

Le 26 janvier 1962, le ministre des Transports Léon Balcer déclare à la Chambre des communes que la flotte de navires de son ministère serait désormais appelée la Garde côtière canadienne (GCC).

La Reine approuve l'insigne de la GCC en 1962. Les couleurs symbolisent la glace et l’eau, les dauphins représentent les navires de la GCC, et la couronne indique que ceux-ci sont au service de la Reine
© Garde côtière canadienne, Gouvernement du Canada

La participation des administrations publiques dans le maintien de la sécurité des côtes remonte à la construction des premiers phares marins, au XVIIIe siècle. En 1868, le gouvernement canadien regroupe les activités maritimes civiles sous les auspices du ministère de la Marine et des Pêcheries. La protection des voies navigables du Canada est ensuite confiée en 1936 au tout nouveau ministère des Transports. À cette époque, les collectivités côtières ainsi que des groupes d’intérêts comme des syndicats et des regroupements de pêcheurs, réclament une garde côtière nationale.

Léon Balcer répond à l’appel. Diplômé en droit de l’Université Laval, Léon Balcer a été lieutenant dans la Marine royale canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale avant d’entrer en politique en 1949, lorsqu’il est élu député progressiste‑conservateur de la circonscription de Trois‑Rivières, au Québec. Il devient membre du cabinet du premier ministre John G. Diefenbaker en 1957, à titre de solliciteur général, puis est nommé ministre des Transports en 1960. C’est à ce titre qu’il supervise la création de la GCC en 1962, en reconnaissance de l’importance de cette flotte grandissante. Les navires sont dès lors peints en rouge, afin de les rendre plus visibles.

Lancé en 1979, le NGCC Amundsen est un brise-glace moyen qui dessert les régions du Centre et de l’Arctique. Il fait partie des 114 navires actifs de la flotte de la GCC.
©Tatiana Pichugina / Gracieuseté de Wikimedia Commons

En 1965, le Collège de la Garde côtière canadienne ouvre ses portes à l’emplacement d’une ancienne base navale à Sydney, en Nouvelle‑Écosse. L’établissement offre alors des programmes d’études en ingénierie navale et en navigation maritime.

La flotte de la GCC prend de l’expansion avec les années, du fait de l’embauche de centaines de nouveaux officiers et membres d’équipage. En 1995, la GCC est transférée au ministère des Pêches et des Océans, et les flottes respectives des deux organisations relèvent dès lors du même ministère fédéral.

Aujourd’hui, la GCC patrouille dans le plus long littoral du monde. Tous les navires qui transitent en eaux canadiennes dépendent des services de navigation, de radiocommunications, de recherche et sauvetage, de déglaçage, de sécurité maritime, d’entretien des phares, de recherche scientifique et d’évaluation de la vie marine assurés par la GCC – pour n’en nommer que quelques-uns!

Le phare de la Pointe-Clark, qui relève de la GCC, est un lieu historique national, et la souveraineté canadienne dans l’archipel Arctique est un événement d’importance historique nationale.

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