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Margaret Watt unifie les femmes vivant en milieu rural

Cette histoire est parue à l'origine en 2014

Le 29 novembre 1948, Margaret « Madge » Robertson Watt décède à Montréal, au Québec. Elle était la fondatrice d’organisations qui se sont consacrées à améliorer la vie des femmes vivant en milieu rural au Canada, en Grande-Bretagne et ailleurs dans le monde.

Margaret « Madge » Robertson Watt
© British Columbia Women’s Institute

Margaret Watt naît en 1868 à Collingwood, en Ontario. Elle est la première femme à décrocher une maîtrise de l’Université de Toronto. Elle devient rédactrice en chef du Ladies Pictorial Weekly, poste rarement occupé par une femme à l’époque. Elle écrit pour des journaux ayant un grand lectorat, comme le New York Evening Post. En 1893, elle épouse le Dr Alfred Watt, qu’elle avait rencontré durant ses études, et déménage en Colombie-Britannique, où elle s’implique dans les Instituts féminins en tant que membre fondatrice de la division de Metchosin.

Les Instituts féminins voient le jour en Ontario en 1897, au moment où le gouvernement provincial est préoccupé par l’exode rural. Ils sont inspirés du modèle des Farmer’s Institutes, qui présentent des exposés éducatifs pour faire connaître des aspects de la vie agricole. Au départ, les Instituts féminins se consacrent à enseigner des compétences agricoles et liées aux tâches ménagères. Toutefois, ils étendent rapidement leurs activités pour inclure des réformes sociales et des projets communautaires, comme l’appui du droit des femmes à la propriété. Ces initiatives permettent d’améliorer les pratiques d’hygiène et d’établir des salles de réunion locales. L’organisation gagne en popularité partout au Canada, car des femmes comme Margaret Watt fondent des instituts locaux.

Margaret Watt à la conférence de 1933 à Stockholm, en Suède, où ACWW adopte sa forme actuelle. Il est écrit sur le tableau « Associated Country Women of the World » en quatre langues.
© Associated Country Women of the World

Lorsque son mari meurt en 1913, Margaret Watt déménage en Angleterre avec ses deux fils. Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, elle constate que les Instituts féminins, innovation canadienne, pourraient être bénéfiques aux Britanniques. En collaboration avec le ministère de l’Agriculture britannique, elle met sur pied plus de 300 instituts en Angleterre et au Pays-de-Galles. Leur premier succès est l’amélioration de la production alimentaire en temps de guerre.

Après la guerre, Margaret Watt fait la promotion de la création d’une organisation internationale, qui unirait les femmes vivant en milieu rural à l’échelle de la planète. Ce projet devient réalité lorsque Margaret Watt, Lady Ishbel Aberdeen et Elsie Zimmern organisent en 1929 la première conférence internationale des femmes vivant en milieu rural et fondent, quatre ans plus tard, l’Associated Country Women of the World (ACWW). Margaret Watt en est la première présidente jusqu’en 1947, et elle voyage beaucoup pour faire connaître l’organisation. Aujourd’hui, les femmes membres d’ACWW continuent de transmettre leurs connaissances et d’appuyer des causes sociales.

En reconnaissance de ces efforts, Margaret « Madge » Robertson Watt a été désignée personne d’importance historique nationale. La création du Premier institut féminin du Canada est un événement d’importance historique nationale.

Pour en savoir davantage sur la création des Instituts féminins, lisez Le premier institut féminin et « Pour le foyer et la patrie »: fondation du premier Institut féminin au Canada. Pour plus d’information au sujet d’une autre co-fondatrice de l’ACWW, lisez La « Governess General » du Canada, dans les archives de Cette semaine en histoire.

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