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Des fleurs au ciment : les jardins Butchart

Pour la semaine du lundi le 9 octobre 2017

Le 10 octobre 1920, le quotidien The Daily Colonist raconte la création des jardins Butchart dans un article intitulé « Patient Art Transforms Utter Desolation to Scene of Perfect Beauty » (« La patience transforme un lieu de désolation en une scène de beauté exquise »).

Construction du Jardin submergé sur l’emplacement d’une ancienne carrière de calcaire
© Les jardins Butchart

Jennie Foster Kennedy, fondatrice des jardins Butchart, naît à Toronto, en Ontario, en 1866. Elle grandit à Owen Sound et fréquente le Brantford Young Ladies’ College, où elle excelle dans les arts et les sciences, et obtient un certificat en chimie. Elle épouse le fabricant de ciment Robert Pim Butchart en 1884. En 1903, attiré par les riches gisements de calcaire, le couple déménage en Colombie-Britannique. Robert ouvre une cimenterie et une carrière de calcaire à Tod Inlet, et embauche Jennie à titre de chimiste de l’entreprise.

Le climat doux de la région inspire Jennie Butchart à donner libre cours à sa créativité en cultivant un jardin sur le terrain du domaine familial. Elle bénéficie des conseils d’artistes, de paysagistes et de jardiniers de renom à Tod Inlet. De 1912 à 1921, elle entreprend son projet le plus ambitieux, le Jardin submergé, qui a permis d’embellir le paysage de la carrière de calcaire désormais épuisée.

Des grands arbres dominent des massifs d’annuelles et des arbustes dans le Jardin submergé, où l’on devine les parois abruptes de l’ancienne carrière.
© Les jardins Butchart

Le public est invité à visiter gratuitement le jardin en empruntant les sentiers et les escaliers qui y ont été aménagés. Les visiteurs arrivent en voiture, grâce à une route de terre, en bateau, amarré au quai au pied du Jardin japonais, ou en train, à bord du chemin de fer électrique de la Colombie-Britannique.

En 1939, les Butchart cèdent leur domaine à leur petit-fils, Robert Ian Ross. À son retour du service militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, celui-ci redynamise la propriété et la transforme en une entreprise commerciale autonome. Sa fille, Robin-Lee Clarke, l'exploite encore aujourd’hui.

Avec ses sept jardins thématiques, les jardins Butchart sont un excellent exemple de l’aménagement horticole de style édouardien, caractérisé par une combinaison de plantations informelles et d’éléments architecturaux formels. De plus, l’utilisation de la méthode victorienne du système de couches – c’est-à-dire la culture de fleurs en serre jusqu’à maturité qui sont ensuite transplantées dans les jardins du domaine – permet d’assurer une floraison ininterrompue de mars à octobre. Plus d’un million de plantes à massifs, de 900 variétés différentes, sont cultivées chaque année.

Les jardins Butchart ont été désignés lieu historique national. Pour en savoir plus sur l’horticulture au Canada, consultez Le paradis d’Elsie Reford, Le Jardin botanique de Montréal, et Une mosaïque de paysages à Victoria! dans les archives de Cette semaine en histoire.

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