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Le cinéma réinventé : l’expérience IMAX!

Pour la semaine du lundi le 13 mars 2017

Le 15 mars 1970, le premier film IMAX (Image Maximum), Tiger Child, est diffusé en grande première sur un écran géant au pavillon Fuji, lors de l’exposition d’Osaka, au Japon. Grâce à des images d’une clarté étonnante, la technologie IMAX ravit l’auditoire en lui proposant une toute nouvelle expérience cinématographique. Et cette technique d’avant-garde est l’œuvre d’inventeurs canadiens!

Timbre illustrant le caractère novateur et exaltant de l’expérience IMAX
© Société canadienne des postes / Bibliothèque et Archives Canada

À l’Expo 67, qui se tient à Montréal, au Québec, Roman Kroitor réalise le film expérimental Dans le labyrinthe pour le pavillon de l’Office national du film (ONF) du Canada. Ce court métrage de 21 minutes est projeté sur cinq écrans disposés en forme de croix qui montrent des images complémentaires et contrastantes pour créer une expérience unique. Toujours à l’Expo 67, Graeme-Ferguson, ancien stagiaire à l’ONF, présente son film La Vie polaire, qui fait intervenir plusieurs écrans pour créer un effet panoramique.

Le groupe japonais Fuji ne tarde pas à pressentir Kroitor. Avec Ferguson et Robert Kerr, il fonde la Multi-Screen Corporation et entreprend de concevoir un triptyque formé d’images de trois projecteurs de film de 70 mm disposés l’un à côté de l’autre. Le groupe met ensuite au point un format pour un seul projecteur et un seul écran avec l’aide de William Shaw, Jan Jacobson et Ron Jones. Plus tard cette même année, l’entreprise est rebaptisée IMAX Systems Corporation.

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Le pavillon Labyrinthe à l’Expo 67. Cette exposition marque un virage dans l’expérimentation cinématographique.
© Bibliothèque et Archives Canada

Le projecteur expérimental d’Osaka fait défiler un film négatif de 65 mm (traité comme film de 70 mm) sur le sens de la largeur, créant ainsi une image dix fois plus grande que celle d’une pellicule classique de 35 mm et trois fois plus grande que celle d’une pellicule classique de 70 mm. Cependant, pour obtenir cette image de plus grande dimension, la pellicule est volumineuse et lourde, et elle se déchiquette dans les prototypes de projecteurs. Pour régler le problème, Shaw conçoit un projecteur à boucle déroulante, dans lequel la pellicule circule de manière fluide grâce à un mouvement ondulant et à un passage sous vide. Il en résulte une image à haute résolution qui fait l’équivalent de huit étages de hauteur et de 30 m de largeur.

L'Office national du film de ville Saint-Laurent, au Québec, loge dans un édifice fédéral classé. Pour en savoir plus, lisez L'Office national du film au Canada dans les archives de Cette semaine en histoire. Vous pouvez aussi vous renseigner sur le théâtre Rialto et le théâtre Outremont, tous deux désignés lieux historiques nationaux, en lisant L'âge d'or des cinémas.

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