Cette semaine en histoire

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Une route d’un océan à l’autre

Pour la semaine du lundi le 23 juillet 2017

Le 30 juillet 1962 marquait l’inauguration de la Transcanadienne au col Rogers, en Colombie-Britannique. Une fois terminé, cet ouvrage allait devenir la plus longue route nationale au monde : des traversiers et 7 821 km de route reliaient désormais Victoria, en Colombie-Britannique, à St. John’s, à Terre-Neuve.

Équipe de l'obusier tirant à flanc de montagne pour déclencher une avalanche au col Rogers. Des prévisionnistes et les Forces armées canadiennes collaborent pour déclencher des avalanches au moment et à l’endroit voulus afin de prévenir les accidents sur la route.
© Parcs Canada

La Loi sur la route transcanadienne, promulguée en 1949, prévoit que toutes les provinces seront reliées par des routes pavées avant la fin des années 1960. En raison des difficultés que cause le paysage canadien, cependant, le revêtement de la route n’est terminé qu’en 1971. Ainsi, entre Wawa et Sault Ste. Marie en Ontario, de vastes étendues de fondrière, mélange d’eau et de végétation en décomposition, forcent les ouvriers à bâtir 25 ponts et à remplir les tourbières couvertes de mousse de milliers de tonnes de roche dynamite.

Le col Rogers présente son lot de difficultés aux ingénieurs, tout comme ce fut le cas lors de la construction du chemin de fer Canadien Pacifique dans les années 1880, puisque les fortes chutes de neige y déclenchent souvent des avalanches. Les ouvriers bâtissent des ouvrages de protection statiques, par exemple des barrages de dérivation, des collines en forme de cône et des paravalanches, pour ralentir les avalanches et en modifier le parcours. Dans le cadre du plus important programme de déclenchement préventif des avalanches en Amérique du Nord, on ferme régulièrement la route pour provoquer de petites avalanches afin d’en prévenir de plus grosses, susceptibles d’être dangereuses. Les ouvriers déneigent ensuite la route sans tarder pour rétablir la circulation aussi rapidement que possible.

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Paravalanches au col Rogers, 1960. Ces structures semblables à des tunnels, d’abord employées pour protéger la voie ferrée, permettent aux avalanches de passer sans danger par-dessus la chaussée.
© Parcs Canada, 1960 - N_10_102_08_02_02

Une fois les travaux d’aménagement de la Transcanadienne terminés, celle-ci acquiert un statut emblématique qui n’est pas simplement attribuable à ses mérites techniques. En 1980, Terry Fox emprunte cette route lorsqu’il entreprend de traverser le pays à la course afin de recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer et de sensibiliser la population à cette maladie. Son Marathon de l’Espoir, commencé à St. John’s, se termine 143 jours plus tard à Thunder Bay (Ontario) puisque le cancer du jeune homme est revenu. En 1981, le tronçon de la route situé entre Nipigon et Thunder Bay est nommé Autoroute du courage Terry-Fox, et un monument est érigé à la mémoire de ce héros tout juste à l’extérieur de Thunder Bay.

La construction de la route transcanadienne a été désignée événement d’importance historique nationale, le col Rogers est un lieu historique national et Terry Fox est une personne d’importance historique nationale. Pour connaître d’autres réalisations techniques canadiennes, lisez Le Canada propulsé dans l’ère spatiale. Pour en savoir plus sur Terry Fox, lisez Le coup de départ du Marathon de l’Espoir dans les archives de Cette semaine en histoire.

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