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La troupe 17 : les femmes dans la Gendarmerie royale du Canada

Pour la semaine du lundi le 27 février 2017

L e 3 mars 1975, les femmes de la troupe 17 terminent leurs études et leur entraînement à l’Académie de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), la Division du « Dépôt », à Regina (Saskatchewan). C’est en effet la première fois que des femmes sont admises au rang d’agents de la GRC.

Durant leur formation, les membres de la troupe 17 ont appris à marcher au pas, à tirer, à pratiquer l’autodéfense et à effectuer toutes les autres tâches d’application de la loi
© Gendarmerie royale du Canada, http://www.rcmp-grc.gc.ca/fr/les-tribulations-de-la-troupe-17-la-division-depot

Depuis les années 1890, des femmes occupaient différents rôles d’application de la loi pour le gouvernement fédéral. Des épouses d’agents de la GRC sont engagées d’abord pour surveiller les prisonnières dans des détachements reculés, puis pour effectuer des tâches de secrétariat et s’occuper de nourrir les prisonniers et de recevoir des spécialistes et d’autres visiteurs officiels. Dans les années 1900, les femmes commencent à accéder aussi à des postes de communication, en laboratoire et comme interprètes.

Les femmes de la troupe 17 sont confrontées à maints défis, dont l’attention constante des médias, les critiques du public et la résistance des autres agents, qui ne voient pas leur venue d’un bon œil. Elles bâtissent néanmoins leur réputation d’excellence et remettent ainsi en question les idées reçues sur leur infériorité physique et leur manque de capacités. Nombre des femmes qui font partie de cette première cohorte s’illustrent dans la GRC : Cheryl Joyce devient coordonnatrice nationale de la justice réparatrice, et Bev Busson se fait la première femme à accéder au poste de commissaire de la GRC.

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La sergente Regan Douglas, première et seule technicienne en explosifs (et instructrice dans le domaine) de la GRC, occupe un poste permanent au sein du Groupe des engins explosifs
© Gendarmerie royale du Canada, http://www.rcmp-grc.gc.ca/fr/defoncer-le-plafond-de-verre-depuis-le-plancher-du-detachement

Une fois admises comme agentes de la GRC, les femmes font leur chemin dans d’autres domaines. En particulier, elles participent à des enquêtes d’infiltration sur les stupéfiants et à des enquêtes sur des fraudes commerciales. Depuis 1975, les femmes se sont jointes à de nombreuses équipes spécialisées, dont le Groupe de récupération sous-marine, le Groupe tactique d’intervention et le Groupe des engins explosifs. Chris Mackie et Joan Merk ont été les premières femmes admises dans l’emblématique Carrousel de la GRC, en 1981. Jennifer Johnstone, entrée au service de la GRC en 2001, a entamé en 2014 son deuxième mandat comme présidente de l’International Association of Law Enforcement Intelligence Analysts; c’est la première fois que ce poste est confié à un membre de nationalité autre qu’américaine.

Les bâtiments de la Division du « Dépôt » de la GRC sont des édifices fédéraux du patrimoine reconnus, et la création de la Police à cheval du Nord-Ouest a été désignée événement historique national. Pour en savoir plus sur la GRC, lisez les articles Les tuniques rouges à Lower Fort Gary et La création d'un corps policier national dans les archives de Cette semaine en histoire.

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