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Un vent d'égalité souffle sur le Nouveau-Brunswick

Pour la semaine du lundi le 17 octobre 2016

Le 21 octobre 1925, Louis J. Robichaud, Premier ministre du Nouveau-Brunswick entre 1960 et 1970, naît dans la petite localité de Saint-Antoine-de-Kent. Il est le deuxième Acadien à occuper ce poste depuis Peter Veniot.

Louis J. Robichaud s’adresse à la foule lors d’un discours
© Collection du Centre des études acadiennes Anselme-Chiasson

Son enfance dans l’un des comtés les plus pauvres de la province, à l’époque de la crise économique, le pousse à vouloir du changement pour la population acadienne du Nouveau-Brunswick, qui représente alors le tiers de la population totale de la province. Durant ses trois mandats en tant que Premier ministre du Nouveau-Brunswick, il met sur pied le programme « Chances égales pour tous » qui comprend diverses réformes sociales, et dont les répercussions se font encore sentir de nos jours.

Le programme de Robichaud vise essentiellement à apporter un vent d’égalité sur la province. Une de ces réformes vise à assurer l’égalité d’accès aux services dans toutes les régions de la province. Sous l’initiative de Robichaud, de nombreux hôpitaux sont construits dans les régions plus éloignées, la prime d’assurance hospitalisation est éliminée et les Néo-Brunswickois ont désormais accès à des soins médicaux gratuits. De plus, de nouvelles infrastructures routières sont construites dans les régions rurales.

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Robichaud occupe un siège au Sénat canadien pendant un peu plus de 26 ans
© Sénat du Canada

Une grande partie du programme « Chances égales pour tous » touche le domaine de l’éducation. Durant ses mandats, Robichaud consacre la majorité du budget provincial à l’amélioration de ce secteur. Il réduit le nombre de districts et s’assure que chacun d’eux a une école secondaire. Cependant, même s’il existait un collège francophone, il y avait peu de possibilité pour poursuivre des études post-secondaires en français au Nouveau-Brunswick. À cet effet, Robichaud contribue à la fondation, en 1963, de l’Université de Moncton; cette dernière étant encore aujourd’hui la seule université francophone du Nouveau-Brunswick. Robichaud instaure aussi une dualité linguistique dans le système d’éducation en séparant le français et l’anglais, ce qui donne un pouvoir plus égal aux deux communautés linguistiques.

Louis J. Robichaud eut un rôle déterminant pour l’avenir des francophones du Nouveau-Brunswick et il est encore considéré comme un ardent défenseur de la langue française. En 1969, Pierre Elliot Trudeau déclare le Canada comme pays officiellement bilingue et Robichaud profite de cette opportunité pour faire du Nouveau-Brunswick une province canadienne officiellement bilingue. Avec cette réforme, les francophones peuvent désormais demander à être servis dans leur langue dans les lieux de services provinciaux, comme les hôpitaux. Les travaux, les sessions et tous les documents de l’Assemblée législative doivent aussi être bilingues.

La fondation du Nouveau-Brunswick et La première réunion de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick sont désignées comme événements historiques nationaux. Pour en savoir plus sur l’histoire du Nouveau-Brunswick, lisez L’arrivée des Loyalistes au Nouveau-Brunswick et Le « Wall Street » de Saint John. Pour en apprendre davantage sur l’histoire des Acadiens, allez voir Fête nationale des Acadiens et La déportation des Acadiens, dans les archives de Cette semaine en histoire.

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