Cette semaine en histoire

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Tragédie dans l'Atlantique

Pour la semaine du lundi le 19 septembre 2016

Le 24 septembre 1943 marque la fin d’une bataille de convois des plus dramatiques de toute la Seconde Guerre mondiale. L’affrontement de quatre jours se solde par de lourdes pertes pour les Alliés, notamment celle du destroyer canadien NCSM St. Croix.

Le NCSM St. Croix en mer
© Musée canadien de la guerre

La bataille de l’Atlantique est l’affrontement le plus long de la Seconde Guerre mondiale. Quelque 4 600 marins Canadiens y perdent la vie. Il faut dire que l’enjeu est lourd : les combattants se disputent en effet la maîtrise des essentielles voies maritimes de l’Atlantique Nord.

Les Allemands infligent déjà de lourdes pertes aux Alliés avec leurs U-boots qui attaquent en « meutes » les navires de ravitaillement qui circulent entre le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne. En 1943, la marine allemande déploie une nouvelle arme, la torpille acoustique navale allemande, que les Alliés appellent la GNAT. Cette arme utilise le son des hélices du navire ennemi pour guider la torpille sur sa cible.

Le 20 septembre, le NCSM St. Croix est l’un de cinq navires d’escorte supplémentaires partis de Halifax, en Nouvelle‑Écosse, qui rejoignent un convoi de 63 navires alliés. Ce soir-là, le convoi essuie l’attaque d’une meute allemande armée de la nouvelle GNAT. Les U-boots visent les navires d’escorte. La frégate HMS Lagan coule rapidement. Le St. Croix, touché par trois torpilles dès les premiers instants de l’engagement, est mis hors de combat. Le HMS Polyanthus tente de secourir les survivants, mais il est lui aussi touché par une torpille avant de pouvoir les atteindre. Treize heures plus tard, le St. Croix sombre. Le HMS Itchen parvient à repêcher 81 survivants. Mais c’est peine perdue : le lendemain, le Itchen est lui aussi frappé par une torpille. Seuls trois marins échappent à la catastrophe, l’un d’eux du St. Croix. Ce coûteux affrontement prend fin le 24 septembre, lorsqu’enfin se lève l’épais brouillard qui avait empêché les avions alliés basés à Terre-Neuve de prêter main-forte au convoi en venant chassant les U-boots.

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L’équipage du St. Croix était composé de volontaires recrutés à l’échelle du Canada; sa perte a ébranlé le pays entier
© Musée canadien de la guerre

Pour contrer la GNAT, les Alliés mettent au point le CAT, un dispositif canadien anti-torpille acoustique. Remorqué par les navires, il imite le bruit de leurs hélices pour faire dévier de leur course les torpilles ennemies et miner ainsi l’efficacité de la GNAT allemande.

En raison de leur importance décisive pendant la Seconde Guerre mondiale, la bataille de l’Atlantique et le rôle de la marine marchande canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale ont été désignés événements d’importance historique nationale.

Pour en savoir plus sur la bataille de l’Atlantique, lisez Un Canadien nommé commandant en chef, Naissance de l'organisateur du système des convois de l'Atlantique Nord, La bataille de l'Atlantique - une guerre sur le front domestique, et La marine marchande du Canada : courage, force et determinationdans les archives de Cette semaine en histoire.

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