Cette semaine en histoire

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L’Acte d’Union et les rebellions

Pour la semaine du lundi 8 février

Le 10 février 1841 signale l'entrée en vigueur de l’Acte d’Union. Cet acte est l'aboutissement de rébellions pour la justice politique. Il est suivi, grâce aux efforts soutenus des réformateurs, par le gouvernement responsable au Canada. Cette année marque le 175e anniversaire de l’union entre le Haut et le Bas Canada.

Robert Baldwin (à gauche) a mené les réformistes du Haut- Canada; tout en Louis-Hippolyte Lafontaine (à droite)en a fait autant pour ceux du Bas-Canada.
© Bibliothèque et Archives Canada

Les rébellions débutent en 1837, alors que la population se soulève contre une classe dirigeante établie qui profitent de son rang pour se garnir les poches avec l’argent du peuple. Au Haut-Canada, on les appelle le « Family Compact » et au Bas-Canada le « Château Clique ». Les premiers soulèvements sont incités par Louis-Joseph Papineau au Bas-Canada, et par William Lyon Mackenzie au Haut-Canada. L'affrontement est de courte durée : une cinquantaine de rebelles sont exécutés et 200 sont exilés aux les Bermudes et en Australie. Mackenzie et Papineau s'en fuient aux États-Unis.

Dans la foulée de ces rébellions, le gouvernement britannique dépêche Lord Durham au Canada, le mandant d'enquêter sur les motivations des rebelles. Durham soumet trois recommandations majeures, avec pour objectif ultime d’assimiler les Canadiens français. Ses recommandations incluent l’unification du Haut et du Bas Canada, le principe de la représentation selon la population, et l’établissement d’un gouvernement responsable. Les deux dernières recommandations n’ont pas été acceptées par la couronne. L’Acte d’Union de 1840 découle du rapport Durham. L’assemblée qui est créée comporte 84 sièges, donc 42 pour chaque province, bien que le Bas-Canada compte 200 000 habitants de plus que le Haut-Canada. Il n’est donc pas surprenant que les Canadiens francophones s’opposent fortement à la politique d’assimilation.

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Peinture de Sir Charles Metcalfe (gouverneur général , 1843-5) l'ouverture du Parlement à Montréal
© Bibliothèque et Archives Canada

Le premier parlement s'installe à Kingston en 1841. Cependant, entre 1841 et 1867, la capitale déméage six fois entre Kingston, Montréal, Toronto, et Québec, avant d'enfin aboutir à Ottawa. Ce nouveau parlement donne l'occasion aux réformateurs anglophones et francophones, sous l'égide respective de Robert Baldwin et de Louis-Hippolyte LaFontaine, d’unir leurs forces. Ceux-ci forment d'ailleurs un gouvernement de coalition de 1841 à 1843 ainsi qu’entre 1848 et 1851. Baldwin et LaFontaine continuent de lutter pour le gouvernement responsable jusqu’en 1848, lorsque celui-ce est établi par Lord Elgin. De plus, le français est reconnu officiellement, et les parlementaires ont le droit de parler en anglais ou en français.

William Lyon Mackenzie, Louis-Joseph Papineau, Robert Baldwin, sir Louis-Hippolyte LaFontaine, John George Lambton (1e comte de Durham), et Bruce James (8e comte d’Elgin) sont tous désignés personne d’importance historique nationale. Pour en savoir plus sur les événements qui ont suivi l'Acte de Union et qui ont mené à la Confédération, lisez Un gouvernement responsable et Le grand ministère de Louis-Hippolyte LaFontaine dans les archives de Cette semaine en histoire.

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