Cette semaine en histoire

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« Au champ d’honneur, les coquelicots sont parsemés de lot en lot »

Pour la semaine du 28 novembre 2016

Le 30 novembre 1872, John McCrae naît à Guelph, Ontario. Si son vif intérêt pour la médecine et la vie militaire lui valent une certaine reconnaissance en tant que médecin militaire, c’est surtout par son écriture – passe-temps auquel il s’adonne alors qu’il fait ses études collégiales – qu’il est le mieux connu.

Le Lcol John McCrae et son chien Bonneau, v. 1914
© Bibliothèque et Archives Canada / C-046284

La Première Guerre mondiale engendre rapidement la création de nouvelles armes et tactiques militaires. Pour suivre la cadence et s’assurer de la bonne forme des soldats, il faut moderniser les techniques et les pratiques médicales le plus vite possible. Les Alliés se dotent donc d’un réseau de soins bien organisé. Chaque bataillon dispose d’un poste d’aide temporaire aménagé juste derrière la ligne de front. C’est là que des médecins militaires comme le lieutenant-colonel John McCrae administrent des soins d’urgence aux soldats blessés. Une fois stabilisés, les patients sont transférés à un poste d’évacuation des blessés – un hôpital d’une localité voisine qui possède le matériel nécessaire pour dispenser des soins plus poussés. Les soldats nécessitant d’autres traitements ou une plus longue convalescence sont ensuite envoyés à un établissement stationnaire ou à un hôpital général.

Des médecins et des infirmières infatigables doivent livrer leur propre combat face à de nouveaux ennemis comme le gaz, la gangrène, les traumatismes dus aux bombardements et les blessures graves causées par des éclats d’obus. Par leurs efforts, ils réussissent à sauver près de 9 sur 10 soldats blessés qu’ils soignent. Certaines méthodes modernes de transfusion sanguine, d’extraction de shrapnel, de réduction de fractures et de prévention des infections tirent d’ailleurs leur origine du travail médical effectué pendant la Première Guerre mondiale.

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John McCrae
© Bibliothèque et Archives Canada; Société canadienne des postes

Au milieu de ce tourment, McCrae trouve réconfort dans l’un de ses passe-temps de jeunesse : la poésie. Il écrira Au champ d’honneur pour composer avec la mort du lieutenant Alexis Helmer, tombé pendant la deuxième bataille d’Ypres en 1915. Le poème sera publié plus tard dans l’année, et l’appel « À vous jeunes désabusés, à vous de porter l’oriflamme » est interprété comme un cri de ralliement pour les efforts de recrutement, les campagnes d’emprunts de la Victoire et d’autres efforts de guerre sur le front intérieur.

McCrae est un médecin dévoué et compétent qui travaille sans relâche pour le bien de ses patients. Pendant les hostilités, il est promu chef des Services médicaux de l’Hôpital général canadien no 3 et, plus tard, médecin consultant de la First British Army. Il devient le premier Canadien à recevoir un tel honneur, mais il meurt avant de pouvoir consacrer son dévouement légendaire à ce poste. Atteint de pneumonie et de méningite, le lieutenant-colonel John McCrae rend l’âme le 28 janvier 1918.

Le lieutenant-colonel John McCrae est une personne d’importance historique nationale, et son lieu de naissance, la maison McCrae, est un lieu historique national et un musée à Guelph (Ontario).

Nous célébrons le centenaire de la Première Guerre mondiale. Pour en apprendre davantage sur McCrae et d’autres militaires qui ont contribué à renforcer les lignes de front, lisez Souvenirs éternels et Une future héroïne de guerre dans les archives de Cette semaine en histoire.

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