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La déportation des Acadiens

Pour la semaine du lundi 25 juillet 2016

Le 28 juillet 1755, le gouverneur de la Nouvelle-Écosse, Charles Lawrence, décrète au nom de la couronne britannique la déportation des Acadiens établis dans cette ancienne colonie française.

La Chapelle commémorative de Grand-Pré
©Parcs Canada / Chris Reardon

C’est suite au refus des Acadiens de prêter serment d’allégeance inconditionnelle envers la couronne britannique que Lawrence officialise son intention de les déporter. Subissant aussi les pressions des Français qui veulent renforcer la cohésion de la Nouvelle-France, dans ces premières semaines de la guerre de la Conquête, les Acadiens disent vouloir conserver leur neutralité. Pour leur part, les Britanniques redoutent que les Acadiens prennent les armes contre eux, sans compter que la présence de garnisons militaires françaises à Louisbourg et à fort Beauséjour les inquiète grandement.

À Grand-Pré, dans la région des Mines, la déportation commence le 5 septembre 1755, sort que les Acadiens de la baie de Chignectou ont subi dès le 11 août à la suite de la prise du fort Beauséjour. Entre le 8 octobre et le 13 décembre 1755, les Acadiens de Grand-Pré sont déportés vers les autres colonies britanniques d’Amérique. Les communautés acadiennes de Port-Royal, de Beaubassin et bien d’autres sont aussi touchées par le « Grand Dérangement ». Par la suite, les Britanniques brûlent plusieurs bâtiments et installent des colons anglo-protestants sur les anciennes terres acadiennes.

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L’aboiteau de Grand-Pré vers 1926. Cette technologie permet aux Acadiens de cultiver les terres sous le niveau de la mer. Aujourd’hui, ils sont un symbole de l'identité acadienne
Canada. Dept. of Mines and Technical Surveys / Bibliothèque et Archives Canada / PA-020116 / G.A. Bennett

La déportation se poursuit jusqu’en 1762. Au final, sur une population acadienne estimée à 14 000 personnes dans les provinces Maritimes actuelles, environ 10 000 d’entre elles ont été déportées. Avec l’aide des Mi’kmaqs, quelques centaines d’Acadiens ont échappé au sort qui leur était réservé, en se réfugiant le long de la baie des Chaleurs et sur le fleuve Miramichi au Nouveau-Brunswick. D’autres Acadiens les ont rejoints alors que plusieurs centaines ont trouvé refuge au Québec et aux îles Saint-Pierre et Miquelon. À la fin de la guerre, officialisée en 1763 par le traité de Paris, ils sont nombreux à reprendre le chemin du retour. Certains choisirent de s’établir là où ils avaient été relocalisés, créant de nombreuses nouvelles communautés culturelles.

La Déportation des Acadiens est un événement historique national commémoré à Grand-Pré en Nouvelle-Écosse, ville qui est aussi considérée comme un lieu historique national. On y retrouve aussi La Chapelle commémorative de Grand-Pré, qui est un édifice fédéral du patrimonie.

Pour en savoir plus sur l’histoire des Acadiens et de l’Acadie, lisez les articles L’Odyssée des Acadiens, Le retour des Acadiens et La fête nationale des Acadiens dans les archives de Cette semaine en histoire.

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