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Molly Brant : loyaliste et diplomate

Pour la semaine du lundi le 11 avril 2016

Le 16 avril 1796, Molly Brant est décédée à Kingston, en Ontario. Mohawk et loyaliste d’influence, elle a encouragé cinq des six nations de la Confédération iroquoise à se ranger aux côtés des Britanniques durant la Révolution américaine, évitant par la suite que le Canada tombe aux mains de l’armée révolutionnaire américaine.

Un dessin représentant les trois parties de la vie de Molly Brant : l’Iroquoise, la loyaliste et l’Européenne
© Sara Tyson / Bibliothèque et Archives Canada / Société canadienne des postes

Molly Brant est née vers 1736 dans une famille mohawk dans le nord-ouest de New York. Son influence sur les affaires britanniques et autochtones débute pendant les années où elle est la conjointe de Sir William Johnson, surintendant des Affaires indiennes au nord de la rivière Ohio. Molly Brant élève leurs huit enfants et aide William Johnson à gagner la confiance de la Confédération. L’influence qu’elle-même et son frère Joseph Brant ont est renforcée par son intelligence et sa capacité de conseiller les gens.

Après la mort de William Johnson en 1774, Molly Brant retourne dans son village natal. La Révolution américaine commence l'année suivante. En 1777, elle est soupçonnée d’être une informatrice britannique. Elle est alors forcée de fuir avec sa famille au fort Niagara, à l’extrémité ouest du lac Ontario. Loyale envers la Couronne britannique et convaincue qu’il y a plus de chances que les Britanniques honorent les revendications territoriales et les traditions des Iroquois que les Américains, elle prend la défense de l’alliance des chefs des Premières Nations avec les Britanniques, en rappelant aux chefs désillusionnés leur amitié avec feu Sir William Johnson et leur ancienne loyauté envers la Couronne.

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Un timbre-poste célébrant Molly Brant
© Bibliothèque et Archives Canada

À l’automne 1779, Molly Brant déménage à l’île Carleton, près de Kingston. Au cours des cinq années qui suivent, elle fait pression sur les Iroquois pour qu’ils continuent de se battre malgré les pertes répétées des Britanniques. Alexander Fraser, le commandant du fort Haldimand, écrit que Brant a plus d’influence sur les Premières Nations que tous les chefs réunis. Le travail de Brant est reconnu comme étant crucial pour s’assurer que les rebelles américains ne puissent pas gagner de terrain au Canada, et elle est récompensée après la guerre grâce à une pension et à une maison à Kingston.

Malgré la croyance de Brant selon laquelle l’appui aux Britanniques permettrait de protéger son peuple, les Premières Nations perdent le contrôle de leurs terres à New York, reçoivent peu de terres au Canada et ne participent pas aux négociations de paix après la guerre entre les Américains et les Britanniques.

Femme mohawk remarquable, Molly Brant est désignée personne d’importance historique nationale pour ses efforts diplomatiques durant la guerre d’Indépendance américaine.

Pour en apprendre davantage sur le frère de Molly Brant, Joseph Brant, lisez l’article « Un défenseur de la souveraineté s'éteint » des archives Cette semaine en histoire.

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