Cette semaine en histoire

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La grande aventure de Susan Allison

Pour la semaine de lundi le 17 août 2015

Le 18 août 1860, Susan Louisa Moir Allison arrive au poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson à Fort‑Hope, en Colombie-Britannique. Susan est née au Ceylan, aujourd’hui le Sri Lanka, sur la plantation de thé de son père. Toutefois, lorsque celui-ci meurt, la famille se retrouve pratiquement sans le sou. Elle regagne l’Angleterre avant d’immigrer au Canada alors qu’Allison est âgée de 14 ans.

Susan Allison, 1922
© Image A-06557, fournie par le Musée royal de la Colombie-Britannique, Archives de la Colombie-Britannique
Susan travaille d’abord comme gouvernante à Fort-Hope, puis elle fonde avec sa mère la première école de la région. La vie de pionnier n’est pas facile mais Susan prend plaisir aux aventures qu’elle lui procure. En 1868, elle épouse John Fall Allison, un propriétaire de ranch d’origine américaine. Le couple s’installe au ranch de celui-ci dans la vallée de la Similkameen, en Colombie‑Britannique. À son arrivée, Susan découvre que son mari a déjà fondé une famille avec une femme de la Première Nation de la Similkameen, prénommée Nora, et qu’il « renvoie » après son mariage avec elle. Susan réussit à encaisser le coup et reste avec son mari. Ils auront 14 enfants.

Les mémoires de Susan Allison racontent pour la première fois la vie d’une femme de pionnier en Colombie‑Britannique. Susan forge des liens avec la Première Nation de la Similkameen, qui occupe les terres traditionnelles où elle habite avec sa famille. Pour l’époque, Allison est exceptionnellement sensible aux moeurs et coutumes des Similkameen et elle apprends à parler courament le Chinook. Elle rédigera ultérieurement plusieurs ouvrages ethnographiques, lesquels constituent, encore aujourd’hui, les toutes premières descriptions de la culture de ce peuple. Elle se charge aussi de consigner et de traduire nombre de leurs récits et légendes. Elle publie ces recueils pour que des lecteurs non autochtones puissent eux aussi découvrir les riches traditions culturelles de ce peuple. De nos jours, ces recueils sont aussi très utiles à la Première Nation Similkameen elle-même.

Vallée de la Rivière Similkameen, en Colombie Britannique, où Susan Allison a passé une grande partie de sa vie.
© Commission géologique du Canada / Bibliothèque et Archives Canada / PA-039784

Susan Louisa Moir Allison a été désignée personne d’importance historique nationale en 2007. Par ailleurs, un des endroits où Susan Allison a habité est désigné lieu historique national du Canada, soit  Fort‑Hope (Colombie-Britannique), désigné en 1925.

Pour en savoir plus sur la vie des pionnières au Canada, lisez Susanna Moodie : pionnière et écrivaine, La « dame blanche » de l’Ouest  et La vie de Catharine Parr Traill dans les forêts intérieures du Canada, dans les archives de Cette semaine en histoire. Pour en savoir plus sur les peuples autochtones du Canada, lisez À la rescousse de Gwaii Haanas, les « îles de la beauté », Misto-ha-a-Musqua : le dernier chef des Cris des Plaines libres et Signature du traité no 7 à Blackfoot Crossing.

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