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Sir Hughes : une vie consacrée à la milice

Semaine du lundi le 14 septembre 2015

Le 21 septembre 1911, le parti conservateur, sous l’égide de sir Robert Borden, remporte l’élection fédérale au Canada. Cette victoire marque l’entrée sur la scène parlementaire de nombreux élus de talent, dont Sam Hughes.

Arrivée en France du major-général sir Sam Hughes, à Boulogne
© Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-022661 / PA-022661

Hughes fait ses premières armes dans les rangs du 45e bataillon d’infanterie à Durham, auquel il se joint en 1866. Il restera membre de la milice pendant plus de 50 ans. Pendant la guerre des Boers en Afrique du Sud, de 1899 à 1902, Hughes dirige un petit contingent de miliciens, soit des troupes de réserve formées d’hommes qui ne sont pas des militaires de carrière.

En raison de sa vaste expérience militaire, Hughes est nommé ministre de la Milice et de la Défense dans le Cabinet de Borden en octobre 1911. À ce poste, il établit une armée plus imposante qu’elle ne l’a jamais été et il améliore la formation, l’équipement et les installations militaires.

Lorsque qu’éclate la Première Guerre mondiale, le Canada n’a que quelques soldats permanents. Convaincu que des miliciens choisis parmi les gens ordinaires peuvent constituer le pilier de l’empire, Hughes lance un appel à tous les hommes bien portant pour créer le formidable Corps expéditionnaire canadien. Bon nombre de ses membres n’ont aucune expérience de combat.

Lieutenant-général sir Sam Hughes, K.C.B., député
© Musée canadien de la guerre / Collection d’art militaire Beaverbrook / Harrington Mann / MCG 19710261-0394

Bien qu’il soit à l’origine de la formation et de l’organisation des forces armées au Canada, il arrive que Hughes contrarie les chefs militaires. Ainsi, il se les met à dos lorsqu’il impose le fusil Ross fabriqué au Canada, qui ne cesse de s’enrayer, ce qui rend cette arme inefficace dans les tranchées.

De plus, il attribue des postes militaires et des contrats à des amis. Malgré ces conflits d’intérêt qui l’amènent à démissionner en novembre 1916, c’est quand même grâce à lui que le Canada se dote de sa propre armée. En effet, avant son arrivée, les autorités avaient été réticentes à payer le coût d’une armée permanente, même si diverses unités militaires avaient participé à la défense du Canada et aux conflits armés de l’Empire britannique.

En raison de sa carrière militaire et politique, sir Samuel Hughes est un personnage historique national, tout comme le premier ministre de l’époque, sir Robert Borden.

Cette année marque le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale. Pour en savoir plus sur le rôle joué par le Canada lors de ce conflit, lisez Le Canada entre dans la Grande Guerre, Août 1914 : le Canada se prépare pour la guerre, Le Princess Pat : un bataillon né de fonds privés, Bâtir des ponts durant la Première Guerre mondiale, La naissance du corps de volontaires des Canadiens d’origine japonaise, et Les militaires canadiens atteignent de nouveaux sommets dans les archives de Cette semaine en histoire.

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