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Baptême par le feu : les Canadiens à Ypres

Semaine du lundi 20 avril 2015

Le 22 avril 1915 marque le début de la deuxième bataille d’Ypres, en Belgique. Cet affrontement coïncide avec la première participation importante des Canadiens à la Première Guerre mondiale. C’est aussi lors de cette bataille que l’armée allemande utilise pour la première fois à grande échelle un gaz toxique mortel sur le champ de bataille.



Richard Jack, La deuxième bataille d’Ypres, du 22 avril au 25 mai 1915
© Musée canadien de la guerre
Collection d’art militaire Beaverbrook
CWM 19710261-0161

Durant le printemps de 1915, la 1re Division canadienne rejoint plusieurs divisions alliées (britanniques, françaises et belges) près de la ville d’Ypres, en Belgique. Les quartiers généraux britannique et français avaient été alertés à plusieurs reprises de la possibilité d’une attaque au gaz, mais ils ne disposaient pas de l’équipement de protection nécessaire pour contrer cette nouvelle menace.

La bataille commence lorsque les forces allemandes bombardent les tranchées alliées et libèrent du chlore gazeux en direction de la position des divisions françaises. Le gaz brûle la peau, les yeux et la gorge des soldats. De nombreux soldats meurent ou s’enfuient, laissant une brèche de six kilomètres dans la ligne de défense des Alliés, ce qui permet aux forces allemandes d’avancer. Les Canadiens déploient leurs forces le long de la ligne afin de colmater la brèche, pour ensuite contre-attaquer et empêcher les Allemands de prendre la crête de Mauser, le Bois des cuisiniers et d’autres secteurs déterminants.

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Démonstration militaire canadienne, Shorncliffe, septembre 1917
© Musée canadien de la guerre
Collection d’archives George Metcalf
CWM 19930003-217

Deux jours plus tard, lorsque les Canadiens sont à leur tour attaqués au gaz de chlore pendant qu’ils défendent la ville de Saint‑Julien, ils savent ce qui les attend. Les soldats se couvrent le nez et la bouche avec des chiffons humides. Ces respirateurs de fortune ne sont pas très efficaces, mais empêchent les hommes de suffoquer. En dépit du gaz et des tirs d’artillerie lourde, les Canadiens réussissent à défendre le secteur jusqu’à l’arrivée des renforts.

La bataille de Saint‑Julien met fin à la participation des Canadiens à Ypres. Au cours de la deuxième bataille d’Ypres, les Alliés perdent 60 000 hommes, et 6 035 Canadiens sont tués, blessés ou faits prisonniers. Nombre d’entre eux sont enterrés près du mémorial canadien à Saint‑Julien, en Belgique.

La deuxième bataille d’Ypres et une autre bataille de la Première Guerre mondiale, la bataille de Passchendaele, sont toutes deux des événements d’importance historique nationale. Sir Arthur William Currie, un commandant de brigade durant la deuxième bataille d’Ypres, et le lieutenant-colonel John McCrae, qui a servi à titre de chirurgien avec l’Artillerie de campagne canadienne à Ypres et écrit Au champ d’honneur durant la bataille, sont deux personnes d’importance historique nationale.

Pour plus d’information sur la Première Guerre mondiale, lisez les textes suivants dans les archives de Cette semaine en histoire : Le Canada entre dans la Grande Guerre, Souvenirs éternels, Les Canadiens entrent dans la bataille de Passchendaele, Unis à la crête de Vimy, Le jour le plus triste de l'histoire de Terre-Neuve, et N’oublions jamais. Visitez aussi la page Commémorations des guerres mondiales du gouvernement du Canada.

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