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Le caporal Pegahmagabow, l'un des meilleurs tireurs d'élite de la Première Guerre mondiale

La semaine du lundi le 1er juin 2015

Le 2 juin 1916, le 1er Bataillon d’infanterie du Canada affronte la 4e armée allemande lors de la bataille du mont Sorrel, en Belgique. L’un de ses membres, le soldat autochtone Francis Pegahmagabow, est déjà reconnu comme étant l’un des meilleurs tireurs d’élite de la Première Guerre mondiale. Figurant au nombre des rares soldats qui ont combattu pendant toute la guerre, il est décoré de trois Médailles militaires pour sa bravoure.

Portrait du caporal Francis Pegahmagabow
© CWM 20040035-006 / Collection d’archives George Metcalf / Musée canadien de la guerre

Né à Parry Island (Ontario) en mars 1891, Pegahmagabow travaille comme pompier pour le ministère de la Marine et des Pêcheries alors qu’il est encore jeune homme. Il se porte volontaire au sein de la Force expéditionnaire du Canada en septembre 1914, un mois après le début de la guerre.

Durant le conflit, Pegahmagabow sert en tant qu’éclaireur et tireur d’élite. En 1915, il prend part à la première bataille de l’Armée canadienne à Ypres, en Belgique. En 1916, il se verra accorder une Médaille militaire en reconnaissance de son service exceptionnel à Ypres, à Givenchy et à Festubert.

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À ce jour, seuls 38 hommes ont été décorés de la Médaille militaire et de deux barrettes, dont Francis Pegahmagabow
© Bibliothèque et Archives Canada

Pegahmagabow participe à la bataille du mont Sorrel en juin 1916, et capture des dizaines de soldats allemands. Un mois plus tard, il est atteint d’un projectile à la jambe pendant la bataille de la Somme, en France. Il rejoint son bataillon en 1917, lors de la bataille de Passchendaele en Belgique. Ses remarquables talents d’éclaireur et de leader lui valent une barrette à sa Médaille militaire (chaque barrette équivaut à une autre médaille). Pegahmagabow reçoit une deuxième barrette en 1918 pour avoir bravé les tirs de mitrailleuse ennemis lors de la bataille de la Scarpe, en France, afin de récupérer des munitions pour son unité.

Peu après la guerre, Pegahmagabow, de retour au Canada, rallie le Régiment algonquin dans la milice. Malgré son nom, le régiment se compose principalement d’Euro-Canadiens et, là comme ailleurs, Pegahmagabow est constamment victime de discrimination raciale. À l’instar de son père et de son grand-père, il sera plus tard chef de la Première Nation Wasauksing, soit de 1921 à 1925 et de 1942 à 1945. Il sera aussi conseiller de bande de 1933 à 1936. Il s’éteint à Wasauksing le 5 août 1952.

Le service militaire des Autochtones pendant la Première Guerre mondiale et la bataille de Passchendaele sont désignés à titre d’événements historiques nationaux.

Juin est le mois national de l’histoire autochtone. Pour en savoir plus sur la contribution des Autochtones lors de la Première Guerre mondiale, veuillez consulter les articles Une légende de la course à pied est née et Les femmes autochtones ne sont pas en reste dans les archives de Cette semaine en histoire.

Cette année marque le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale. Pour en savoir plus, visitez les Commémorations des guerres mondiales du gouvernement du Canada.

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