Cette semaine en histoire

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L’aérodrome de la démocratie

Semaine du lundi 27 avril 2015

Le 29 avril 1940, l’école préparatoire d’aviation no 1 de Toronto, en Ontario, commence à recruter des étudiants en aviation pour combattre durant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit de la première école ouverte sous les auspices du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB). Pleinement implanté, le PEACB offrira dans ses plus de 90 écoles une formation élémentaire et avancée de pilotage, de bombardement, de navigation, d’opérations sans fil, d’espionnage aérien, d’instruction en vol et de reconnaissance.

Pilotes du 111e Escadron (F) de l’Aviation royale du Canada près d’un avion Kittyhawk I de Curtiss
© Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / e002282744

Le PEACB est imaginé par des représentants britanniques et canadiens au début de décembre 1939. Sa création est confirmée par la signature de fonctionnaires du Commonwealth le 17 décembre. Ces fonctionnaires prévoient que lorsque toutes les écoles du PEACB seront ouvertes, environ 1 400 personnes y termineront leur formation chaque mois.

Toutefois, lorsque la France tombe aux mains des Allemands en mai 1940, la Grande‑Bretagne est isolée. Il devient alors indispensable d’augmenter le nombre de pilotes et de membres d’équipage, parce que les chasseurs et les bombardiers procurent la meilleure protection à la Grande‑Bretagne et rendent possible une offensive aérienne contre l’Allemagne.

Charles Gavan Power, alors ministre canadien de la Défense nationale pour l’air, accélère la construction des écoles de formation qui sont déjà en chantier et entament d’autres travaux. Grâce à un partenariat avec les autorités britanniques, le ministre Power ajoute 14 écoles de formation de la Royal Air Force (RAF) au PEACB. Il écourte aussi la durée de formation des pilotes de 24 à 17 semaines et équipe les écoles de 1 000 nouveaux avions. Le nombre de pilotes qui terminent leur formation chaque mois bondit alors de 102 à plus de 350!

Le personnel de piste effectue l’entretien de l’aéronef Consolidated Liberator VI T 570 du 168e Escadron (HT) de l’Aviation royale du Canada
© Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-065335

En 1943, le PEACB tourne à plein régime, et c’est 3 000 personnes par mois qui sortent de ses établissements. Le recrutement cesse en 1944, et de nombreuses installations sont fermées ou converties en aéroports civils. Lorsque le contrat du PEACB vient à échéance en mars 1945, 131 553 pilotes et membres de personnel ont été formés. Les diplômés sont à 55 pour 100 des Canadiens. Les autres sont des Britanniques, des Australiens et des Néo‑Zélandais.

Le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique est un événement d’importance historique nationale. L’un des établissements de formation d’origine, le Hangar no 1 du PEACB à Brandon, au Manitoba, est un lieu historique national. Charles Gavan Power est une personne d’importance historique nationale en reconnaissance de sa contribution à l’effort de guerre.

Pour plus d’information sur le PEACB et l’aviation canadienne, lisez les textes suivants dans les archives de Cette semaine en histoire : L’effort de guerre du Canada prend son essor, Alerte! Des ennemis en eaux canadiennes! et Opération Husky : le débarquement canadien en Sicile. Pour en savoir plus sur la Seconde Guerre mondiale, visitez la page Commémorations des guerres mondiales du gouvernement du Canada.

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