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Semaine du lundi le 6 avril 2015

Le 9 avril 1940, avec l’entrée en vigueur de la Loi sur le ministère des Munitions et des Approvisionnements, l’industrie des munitions devient non seulement un des pivots de l’effort de guerre canadien pour la Seconde Guerre mondiale, mais aussi une source indispensable de revenus et de possibilités pour les Canadiennes.

Durant la Première Guerre mondiale, seules les femmes célibataires pouvaient travailler dans une usine. En vertu de la Loi sur le ministère des Munitions et des Approvisionnements de C. D. Howe, ce type d’emploi devient aussi accessible aux épouses.
© Office national du film du Canada. Photothèque / Bibliothèque et Archives Canada / no 3196964

Le ministère des Munitions et des Approvisionnements, dirigé par C. D. Howe, a pour mandat de gérer les approvisionnements, les ressources naturelles et la main‑d’œuvre spécialisée, lesquels sont tous rares durant la guerre. En effet, les ouvriers sont déployés outre‑mer, et l’on craint de plus en plus que la production ne stagne au pays. Pour combler la pénurie de main-d’œuvre, la politique de service sélectif de 1942 déclare toutes les femmes âgées de 20 à 24 ans aptes à occuper un emploi dans l’industrie de guerre.

Des milliers de femmes répondent à l’appel de l’industrie de guerre. Les emplois mieux rémunérés vont aux célibataires, pour leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences. Les femmes mariées se joignent aux rangs des ouvrières plus tard durant la guerre, sans toutefois abandonner leur rôle de femme au foyer. Elles doivent continuer de tenir la maison et de s’occuper des enfants, en plus de s’ouvrir aux critiques de ceux qui pensent que le travail hors du foyer ne convient pas à une femme. Malgré les services de garde offerts dans certaines usines et les bulletins destinés aux employés qui proposent des trucs domestiques aux mères qui travaillent, il n’est pas facile de faire face à toutes ces responsabilités tout en maintenant un équilibre!

Bien des femmes avaient travaillé dans des ateliers et usines pour subvenir aux besoins de leurs familles durant la Crise de 1929, mais l’industrie de guerre offrait aux Canadiennes des possibilités d’emploi à grande échelle.
© Office national du film du Canada. Photothèque / Bibliothèque et Archives Canada / C-075211

Les travailleuses sont souvent moins bien rémunérées que leurs collègues masculins, et elles ne bénéficient pas des mêmes occasions de perfectionnement. Elles sont traitées comme des employés temporaires, et on leur rappelle souvent qu’elles ne font que remplacer les hommes partis se battre outre‑mer. Bien que les femmes aient constitué plus du tiers des 6 760 employés de l’entreprise Canadian Car and Foundry (Can‑Car), le constructeur d’aéronefs le plus important du Canada pendant la guerre, seulement trois femmes sont restées à l’atelier à la fin de la guerre.

En raison de sa contribution à l’industrie de guerre, C. D. Howe a été désigné personne d’importance historique nationale. L’apport des travailleuses de l’industrie des munitions au Canada et Les femmes dans le monde militaire pendant la Seconde Guerre mondiale : le corps féminin de l’armée Canadienne sont des évènements historiques nationaux. L’usine de la Canadian Car and Foundry à Thunder Bay est un lieu historique national.

Cette année marque le 75e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale! Pour en apprendre davantage, consultez les pages suivantes dans le site du gouvernement du Canada : Commémorations des guerres mondiales et La mobilisation des réservistes. Pour connaître la contribution importante des femmes aux efforts de guerre du Canada, lisez les pages suivantes dans les archives de Cette semaine en histoire : Nous sommes dans la marine maintenant, Elles font des vagues : les femmes dans l'armée etLa reine des Hurricanes!.

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