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La guerre aérienne

Semaine du lundi 8 décembre 2014

Le 14 décembre 1915, Arthur Ince devient le premier pilote canadien de la Première Guerre mondiale (1914-1918) à abattre un avion ennemi. Anciennement commerçant, il compte parmi les milliers de Canadiens qui ont répondu à l’appel de l’aventure et se sont joints à la Force aérienne du Canada.

Ces femmes réparant un moteur font partie des quelque 700 femmes recrutées par le RFC Canada. Avant de pouvoir entraîner des cadets, le RFC Canada a dû engager des milliers de Canadiens pour former une équipe au sol.
© Canada. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, l’aviation est embryonnaire. Par contre, le Vancouver Sun exprime en mots une stupéfaction commune : la guerre aérienne rend possibles les rêves les plus fous. Lorsque le Royal Flying Corps (RFC) de la Grande-Bretagne est établi en 1912, rares sont ceux qui imaginent le rôle clé qu’il jouera dans l’avenir. D’abord affectés à des missions d’observation, les avions sont rapidement convertis à l’offensive avec des mitraillettes et des bombes. La Grande-Bretagne ayant dès lors un besoin urgent de pilotes et de camps d’entraînement, la RFC Canada voit le jour en 1916. Les Canadiens, pour qui les possibilités de se joindre au RFC étaient auparavant limitées, peuvent maintenant compter sur un programme d’entraînement national, aux commandes d’appareils fabriqués en sol canadien par l’avionnerie Canadian Aeroplanes Limited, nouvellement créée.

En 19 mois, l’usine de Toronto produit 1 200 avions d’entraînement Curtiss JN-4 et des centaines de pièces. Les avions sont principalement faits de bois, de tissu et de fils, et ils doivent être rigoureusement construits pour résister aux manœuvres de combat et au transport de lourdes charges. L’avionnerie Canadian Aeroplanes Limited se forge une réputation d’efficacité et de qualité.

Des cadets assistent à un exposé sur le réglage des commandes de vol à l’Université de Toronto, vers 1917.
© Canada. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / C-020396

L’usine fournit le programme d’entraînement des pilotes, lequel établit un réseau de centres de formation en Ontario. En quelques semaines seulement, les cadets maîtrisent les procédures militaires, la télégraphie, la photographie aérienne, la lecture de cartes, l’armement, le réglage, la construction des moteurs et la théorie du vol. De nombreux élèves volent en solo après seulement cinq heures d’instruction! Des cadets commencent à obtenir leur diplôme en mai 1917.

Pendant la guerre, la Force aérienne britannique compte plus de 20 000 Canadiens, dont les deux tiers ont été entraînés au Canada. Ils combattent partout en Europe, et trois obtiennent la plus grande distinction militaire du Commonwealth, la Croix de Victoria, décernée pour bravoure face à l’ennemi. Après la guerre, l’industrie aérienne pionnière bénéficie de la disponibilité de mécaniciens, de pilotes et d’avions. Le RFC Canada jette les bases du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique pour la Seconde Guerre mondiale et de l’Aviation canadienne.

La participation du Canada au Royal Flying Corps est un événement d’importance historique nationale, et les hangars du Royal Flying Corps au centre d’entraînement du Camp Borden sont un lieu historique national. Des pilotes canadiens du RFC, dont le lieutenant-colonel William George « Billy » Barker, ont été désignés personnes d’importance historique nationale.

Cette année marque le début du centenaire de la Première Guerre mondiale. Pour en savoir plus sur le Camp Borden, lisez Les militaires canadiens atteignent de nouveaux sommets dans les archives de Cette semaine en histoire. Pour découvrir les héros de l’air canadiens, lisez Protecteur de l’espace aérien et Premier coup au tableau de chasse de Billy Bishop.

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