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Naissance d’un patriote et père de la Confédération

Semaine du lundi le 1 septembre 2014

Le 6 septembre 1814, le grand homme d’État et père de la Confédération canadienne, sir George-Étienne Cartier, voit le jour à Saint-Antoine-sur-Richelieu, au Québec.

Portrait de sir George-Étienne Cartier
© Bibliothèque et Archives Canada, no d’acc. 1948-100-1
Avocat de métier, Cartier s'engage dans le mouvement politique canadien-français des Patriotes et dans la Rébellion de 1837, ce qui lui vaut d’étre exilé du Canada. Il rentre au pays en 1838 et continue de pratiquer le droit jusqu’en 1848, année où il est élu à l’Assemblée législative de la province du Canada.

À l’Assemblée, Cartier se distingue par ses talents d’orateur et son tempérament combatif. Il devient d’abord procureur général, puis premier ministre de 1858 à 1862. Avec son partenaire de toujours, John A. Macdonald du Canada-Ouest, il travaille à la création de la Confédération.

Cartier présente un premier plan d’union aux autorités britanniques en 1858.  Toutefois, celui-ci ne débloque pas avant septembre 1864, lorsque les élus du Canada et des Maritimes se réunissent à Charlottetown, l’Île-du-Prince-Édouard, pour discuter de l’unification des colonies de l’Amérique du Nord britannique.

Cette rencontre, devait à l’origine porter sur un projet d’union des Maritimes, mais Cartier et Macdonald convainquent les délégués d’envisager une union plus large. Ceux-ci se réunissent de nouveau un mois plus tard à Québec, alors capitale du Canada. À cette occasion, ils adoptent les 72 Résolutions qui forment la base de la Constitution canadienne.

Lors de ces conférences et devant le Parlement du Canada, Cartier plaide pour les éléments qu’il considère comme étant les plus importants, soit la création d’un chemin de fer intercolonial et la compétence des provinces sur les questions d’ordre social et économique d’envergure locale, comme l’éducation. Son insistance sur le fait que la société canadienne-française sera préservée dans une union fédérale rassure les « Canadiens » (les Canadiens-Français de l’époque) inquiétés par la Confédération.

Les péres de Confédération
© George P. Roberts / Bibliothèque et Archives Canada / C-000733

Cartier et les autres pères de la Confédération passent l’hiver 1866‑1867 à Londres, en Angleterre, pour peaufiner les résolutions avant de les soumettre à l’approbation du parlement britannique et de la reine Victoria. Le 1er juillet 1867 voit la naissance du Dominion du Canada!

Après la Confédération, Cartier participe activement à la vie politique en qualité de ministre de la Milice. Il dépose un projet de loi visant à créer le Chemin de fer Canadien Pacifique, négocie le transfert au Canada des Territoires du Nord-Ouest et veille à ce que le Manitoba et la Colombie-Britannique se joignent au Canada. Il meurt le 20 mai 1873.

Pour son immense contribution à l’essor du Canada, sir George-Étienne Cartier a été désigné personne d’importance historique nationale. Sa résidence de Montréal est devenue le lieu historique national Sir-George-Étienne-Cartier. Sir John A. Macdonald a aussi été désigné personne d’importance historique nationale.

Cette année marque le 150e anniversaire des conférences de Charlottetown et de Québec de 1864. Pour en savoir plus sur la vie de sir George-Étienne Cartier, lisez Le porte-lumière. Pour en savoir plus sur sir John A. Macdonald et sur la Confédération, consultez L’anniversaire du premier premier ministre du Canada , Le rêve d’une nation et La première élection au Canada dans les archives de Cette semaine en histoire et Conférences de Charlottetown et Québec de 1864 dans le site web de Parcs Canada.

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