Cette semaine en histoire

Archives

La naissance du corps de volontaires des Canadiens d’origine japonaise

Semaine du lundi 30 décembre 2013

Le 5 janvier 1916, des Canadiens d’origine japonaise de Vancouver (Colombie-Britannique) forment le corps de volontaires des Canadiens d’origine japonaise. Même si on leur refuse le droit de combattre comme unité, 222 Canadiens de souche japonaise vont à l’encontre des préjugés et obstacles pour s’enrôler et servir le Canada sur le front occidental entre 1916 et 1918.

Le corps de volontaires des Canadiens d’origine japonaise au moment de sa création le 5 janvier 1916 à Vancouver.
Photo offerte par le lieutenant-colonel Roy Kawamoto, Kelowna (Colombie-Britannique) .
Au 19e et au début du 20e siècle, les Canadiens d’origine japonaise sont la cible d’une discrimination constante. On leur refuse le droit de vote, et ils sont la cause d’émeutes. Toutefois, dès que le Canada s’engage dans la guerre contre l’Allemagne en août 1914, les Canadiens d’origine japonaise qui se trouvent à Vancouver veulent s’enrôler dans le Corps expéditionnaire canadien. Ils sont rejetés. Bien décidée à prouver la loyauté au Canada de ses membres, la Canadian Japanese Association, dirigée par Yasushi Yamazaki, crée le corps de volontaires des Canadiens d’origine japonaise.

Plus de 200 hommes se joignent au corps de volontaires. Ils débutent un entraînement militaire à Cordova Hall le 17 janvier 1916. Certains sont des vétérans de la guerre russo-japonaise de 1904-1905. Le corps s’entraîne pendant quelques mois et se fait remarquer pour la précision de ses exercices lors d’un tournoi militaire au début du mois d’avril.

Des vétérans canadiens d’origine japonaise devant le monument aux morts à la mémoire des Canadiens d’origine japonaise, Vancouver, 1939.
Photo offerte par le lieutenant-colonel Roy Kawamoto, Kelowna (Colombie-Britannique)

C’est aussi en avril que Yamazaki se rend au Parlement à Ottawa pour demander l’autorisation de former un régiment de Canadiens d’origine japonaise. Sa demande est rejetée. Le 11 mai, le corps de volontaires est démantelé lors d’une cérémonie fort triste.

Les volontaires canadiens d’origine japonaise n’abandonnent toutefois pas leur cause. Ils franchissent les Rocheuses pour se rendre en Alberta, où ils s’engagent dans la milice à titre individuel plutôt qu’en tant que groupe. Bien que le bataillon de Canadiens d’origine japonaise de Yamazaki ne voit jamais le jour, de petits groupes de Canadiens d’origine japonaise parviennent à s’enrôler dans différents régiments partout au pays.

L’événement lié aux soldats canadiens d’origine japonaise de la Première Guerre mondiale et à leur lutte pour obtenir le droit de vote a été désigné un événement d’importance historique nationale en 2009. Pour en savoir plus à propos de ces combattants, consultez Une note qui arrive trop tard : les soldats canadiens d’origine japonaise de la Première Guerre mondiale dans les archives de Cette semaine en histoire.

Cette année marque le 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale. Pour en savoir plus sur les efforts de guerre des Canadiens, voyez aussi Unis à la crête de Vimy, Le premier bataillon noir du Canada et Les Canadiens entrent dans la bataille de Passchendaele.

Date de modification :