Cette semaine en histoire

Archives

Opération Husky : Le débarquement canadien en Sicile

Cette histoire est parue à l’origine en 2010 et publiée à nouveau en 2013

Le 10 juillet 1943, la 1re Division canadienne d'infanterie débarque en Sicile, dans l’espoir de chasser de l’île les forces de l’Axe (Allemagne et Italie). L’opération Husky, nom donné à la mission, constitue à l'époque le plus grand débarquement amphibie de l’histoire.

Le débarquement à Pachino, en Sicile
© Frank Royal. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada, PA-166751
Même si les soldats canadiens s’entraînent depuis 1939, peu d’entre eux ont combattu en cette Seconde Guerre mondiale. L’opération Husky est donc un coup de dés, les Alliés espérant que les troupes canadiennes, britanniques et américaines réussissent à débarquer sans rencontrer une forte résistance de l’ennemi. Pour s’assurer que le débarquement sur les plages se déroule bien, les forces aériennes alliées, dont trois escadrilles canadiennes, pilonnent les aérodromes allemands de l’île et tentent de mettre hors d’usage les tours de communication. Ces attaques sont si efficaces que seulement deux aérodromes sont encore opérationnels au moment où les Alliés débarquent en Sicile.

Les Canadiens ont comme première mission de sécuriser la plage « Bark West », sur la côte sud de l’île. Ce premier débarquement doit absolument réussir, sans quoi il n’y aura pas de moyen de faire parvenir des ravitaillements et des renforts aux Canadiens par la plage. Après avoir débarqué, les Canadiens doivent s’emparer de l’aérodrome Pachino et le rendre opérationnel afin qu’il puisse être utilisé par les Alliés.

Deux soldats du Princess Patricia's Canadian Light Infantry observent des véhicules ennemis en train de brûler.
© Frank Royal. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada, PA-163670

Le débarquement des Canadiens se passe assez bien, les soldats italiens ne leur opposant qu'une faible résistance. On découvre plus tard que les combats ont épuisé la plupart des troupes italiennes et qu’elles sont prêtes à se rendre après de brefs échanges de coups de feu. La population sicilienne locale oppose elle aussi peu de résistance. En fait, les Canadiens sont même accueillis en libérateurs dans certaines villes. Le plus grand ennemi des troupes canadiennes est sans doute le climat sicilien, car les soldats doivent combattre jour après jour le soleil, la poussière et la déshydratation.

Si les troupes italiennes subissent la défaite dès la première semaine, les Allemands opposent quant à eux une résistance plus farouche. Comme les troupes allemandes sont éparpillées dans l’île, les Canadiens doivent se battre dans des environnements variés, allant des villes aux montagnes. Les soldats canadiens excellent tout particulièrement dans le combat en montagne, ce qui leur vaut d’être surnommés « les montagnards » par les Allemands. Les troupes allemandes croient d’ailleurs que les Canadiens ont reçu un entraînement spécial sur le combat en terrain montagneux. Ils sont donc loin de se douter que leurs adversaires n’ont eu qu’une formation rudimentaire à cet égard! Après environ un mois de combats acharnés, les Alliés forcent les Allemands à battre en retraite en Italie continentale.

Cette année marque le 70e anniversaire de l'Opération Husky! Le débarquement canadien en Sicile représente la contribution du Canada à la libération d’une première partie de l’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été désigné événement d’importance historique nationale en 2000.

Pour de plus amples renseignements, consultez Noël au front, Désastre à Dieppe et La bataille de l'Atlantique - une guerre sur le front domestique.

Date de modification :