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Aires marines nationales de conservation du Canada

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Le Plan de réseau des aires marines nationales de conservation du Canada

Baie de Fundy

Milieu marin

La baie de Fundy est une échancrure de 270 km de long aux côtés droits et elle a, de façon générale, la forme d'un entonnoir. Elle mesure 80 km de large à l'entrée, alors que le fond de la baie se ramifie en deux étroits prolongements (la baie Chignecto et le bassin Minas). La baie est relativement peu profonde (moins de 150 m et généralement moins de 50 m). Son relief de fond est généralement irrégulière et caractérisée par des hauts-fonds, des chenaux profonds, des récifs, des îlots et des îles, notamment à son embouchure. La longueur et la forme de la baie tendent à y intensifier les marées, de sorte que l'écart maximum entre la marée basse et la marée haute, de 6 m à l'entrée de la baie, va jusqu'à 16 m au fond de celle-ci. Avec celles de la baie d'Ungava, ce sont les plus grandes marées du globe. De forts courants de marée (de 200 cm/s à 500 cm/s (7-18 km/h) à certains endroits) liés à un relief de fond complexe, engendrent des rides de marée, des tourbillons, de fortes remontées d'eau profonde et d'intenses brassages dans toute la région. Les eaux demeurent libres de glace pendant toute l'année.

Profil littoral

La Baie de Fundy est un enfoncement structural majeur, issu de l'ouverture de l'océan Atlantique il y a plus de 160 millions d'années, et, par la suite, façonnée par les soulèvements, les glaciations et l'érosion. Un rivage rocheux et peu élevé domine; il est entrecoupé de plages et de basses falaises d'érosion, bien qu'à certains endroits, les escarpements peuvent atteindre 200 m. Des marais salés et des battures de jusqu'à cinq kilomètres de large sont communs au fond de la baie.

Flore et faune

On a signalé la présence, dans cette région, de plus de 800 espèces d'invertébrés benthiques. L'ichtyofaune y est très variée; on observe fréquemment dans la région une centaine d'espèces, dont la la morue franche, le hareng, une variété de plies, la merluche rouge, le merlu argenté, la goberge, le sébaste, le maquereau, l'aiglefin, le flétan et une variété de chabots, d'épinoches, de raies et de requins. La productivité de la région est exceptionnellement élevée, particulièrement à l'entrée de la baie. La région est particulièrement importante comme escale migratoire pour des millions d'oiseaux, mais aussi comme aire d'estivage et d'hivernage pour plusieurs espèces. À divers temps de l'année on observe d'importants regroupements de goélands, de mouettes, de sternes, de cormorans, de phalaropes, de mergules nains, de petits pingouins, de guillemots à miroir, de marmettes de Troïl et de canards de mer. On y dénombre aussi au-delà de 34 espèces d'oiseaux de rivage à l'automne; les plus grandes concentrations (pouvant atteindre 1,5 million d'individus) se trouvent dans les battures vaseuses au fond de la baie. La région revêt une importance particulière pour le bécasseau semipalmé, puisque de 42 à 74 pour cent de la population mondiale fait escale ici chaque année. De juin à octobre, d'importantes concentrations de marsouins communs, de rorquals communs, de petits rorquals, de rorquals à bosse et de rorquals boréaux apparaissent dans la baie, notamment à son entrée. La baie externe est utilisée comme aire de croissance par la baleine noire, une espèce en voie de disparition; on y aperçoit le plus souvent des couples mère-baleineau et des immatures. Les phoques communs résident dans la région et l'on en voit partout.

État actuel de la planification

Cette région n'est pas encore représentée dans le réseau des aires marines nationales de conservation. Une étude d'évaluation de la faisabilité d'une aire marine nationale de conservation dans l'aire des Îles-Ouest a été suspendue en 1986. Bien qu'il ait été techniquement possible d'y aménager une aire marine de conservation, ce projet n'avait pas l'appui des gens de la région. Depuis, le secteur des Îles-Ouest est devenue le centre de l'aquiculture des salmonidés dans les provinces de l'Atlantique. La prochaine étape consistera à examiner à nouveau les études d'identification de la région marine dans le but d'identifier des aires marines représentatives alternatives. (Pour plus de détails sur le processus d'établissement, voir le programme AMNC.)


Dernière mise à jour : 2013-05-10 Haut de la page
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