Pendant des siècles, le feu a contribué grandement à façonner les paysages de nos parcs nationaux. Les incendies étaient alors allumés par la foudre ou par les Autochtones. Au même titre que les avalanches et les inondations, ce processus naturel stimule la croissance de nouvelles plantes et favorise la diversification des habitats qui subviennent aux besoins des espèces animales.
Pendant la majeure partie du XXe siècle, on considérait le feu comme une force dangereuse qui détruisait la nature et qui ternissait la beauté des paysages. Les premiers gardes de parc national, que l'on appelait à l'époque les gardiens du feu et du gibier, ont été embauchés en 1909 dans les parcs des Rocheuses principalement pour prévenir les feux de forêt et les éteindre.
La suppression des feux a eu plusieurs effets :
Les paysages sont devenus uniformes, la biodiversité végétale s'est appauvrie et l'habitat faunique a diminué.
Les combustibles propices aux feux de forêt qui se propagent à grande vitesse se sont accumulés de manière générale.
Les parcs nationaux sont exposés aux risques de gros incendies susceptibles de mettre en péril les collectivités, les réseaux de transport et les terres avoisinantes.
Le paysage est davantage sensible aux pullulations d'insectes et aux maladies.
Pour redonner au feu la place importante qui lui revient, Parcs Canada a maintenant recours aux brûlages dirigés. Le premier brûlage dirigé a été réalisé dans le parc national Banff en 1983.