Banff est l'un des plus anciens parcs nationaux du monde, c'est l'un des symboles iconiques du Canada dans le monde, et l'une de ses espèces indigènes a disparu : le bison.
Au moyen d'images et de commentaires d'experts et d'intervenants, la vidéo « Le chaînon manquant » traite de la possible réintroduction du bison dans son habitat naturel, dans le parc national Banff.
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Parc national du Canada Banff
Le chaînon manquant
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[Harvey Locke] Banff est l'un des plus anciens parcs nationaux du monde, c'est l'un des symboles iconiques du Canada dans le monde, et l'une de ses espèces indigènes a disparu.
[Cliff White] C'est intéressant d'y réfléchir, de faire en sorte que le parc conserve son intégrité écologique, que tous les éléments soient en place et que tous les procédés fonctionnent. On doit penser à des aspects importants : le régime d'incendie à long terme de Banff, ce que les premières nations ont fait à Banff, la façon dont toute la vallée et ce pré se sont formés au fil du temps, tout ça est lié, au fond de cette vallée, à la présence des bisons.
[titre]Cliff White - Scientifique émérite et bénévole - Parc national Banff
[titre]Harvey Locke - Administrateur, Eleanor Luxton Historical Foundation
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[Harvey Locke] Une étude récente a été menée pour dénombrer les grands assemblages intacts de mammifères dans le monde, et Banff a été laissé de côté parce que le parc n'a pas de bisons. Ça me dérange. C'est pas correct. Pour nous, ce parc national est un symbole de conservation, il devrait être complet. Mais ce ne sera pas le cas tant que les bisons des plaines ne reviendront pas dans la vallée.
[Cliff White] Ce qui est intéressant, c'est que le bison est un animal qui broute. Ce pré commence à reprendre vie, des arbustes poussent tout autour; grâce aux bisons qui broutent, le centre du pré pourrait rester dégagé, mais sans les problèmes qu'apportaient d'autres espèces d'animaux comme les wapitis qui, eux, broutaient largement la vallée, et faisaient disparaître des espèces comme le tremble ou le saule.
[Harvey Locke] La vallée Bow a un pâturage qui convient aux bisons, tout comme la vallée de la rivière Red Deer. Ils étaient ici. Les gens ont parfois de la difficulté à accepter le changement. Pourquoi faut-il changer, l'endroit est magnifique, qu'arrivera-t-il s'il y a des changements? En fait, c'est un retour à la normale, ce n'est pas un changement. Seulement, ce que nous entendons comme normal se limite à bien peu de choses par rapport à cette vallée.
[titre] Ross Clews - Président, Sundre Fish and Game
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[Ross Clews] Je m'appelle Ross Clews, je suis président de l'association Sundre Fish and Game. Je préside l'association depuis - c'est mon troisième mandat je crois, le deuxième ou le troisième. Je vis à Sundre et je participe activement au bien-être de la collectivité. Selon moi, puisque les bisons ont quitté les terres depuis si longtemps, ce sera un défi d'habituer les gens à leur présence. On devrait mettre sur pied un programme éducatif pour ceux qui profitent de l'arrière-pays, pour leur dire « voici ce qu'il y a de neuf sur le territoire, et pourquoi nous avons réintroduit les bisons - c'était une espèce indigène à une certaine époque, ils venaient jusqu'ici. »
[titre]Alexander Clews - Éducation et projets, Sundre Fish and Game
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[Alexander Clews] Depuis que la population de wapitis a diminué - on n'en a aperçu aucun durant le voyage - je pense que si les gens commencent à apercevoir des bisons, ils seront encore plus intéressés à profiter de la nature, ils transmettront ce plaisir aux autres générations, et ils penseront peut-être à faire autre chose que d'aller en ville.
[titre]Rick Martyn - Vice-président, Sundre Fish and Game
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[Rick Martyn] Si les intervenants parviennent à modifier le parcours migratoire des bisons sans qu'ils aillent à l'est ou trop à l'ouest, ça devrait marcher.
[Cliff White] Une option serait de travailler avec un groupe qu'on appelle Bison Stewards, et qui serait formé de parties intéressées, de bénévoles, même de salariés, et le but du groupe serait d'analyser les meilleurs façons de repeupler les terres avec des bisons.
[Rick Martyn] Ils veulent notre avis sur la situation, et que certains d'entre nous se placent à l'autre bout du parc - du côté est, pour gérer cette partie-là, et s'assurer qu'ils ne vont pas trop loin dans les terres publiques ou ailleurs.
[titre]Tim Barton - Pourvoyeur, Outpost at Warden Rock
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[Tim Barton] Je m'appelle Tim Barton et j'ai une pourvoirie juste à côté du parc Banff. On vit dans cet environnement, alors chaque jour on remarque les pistes, les anomalies. Nous ne sommes pas des spécialistes, mais on n'a pas besoin d'un doctorat pour mesurer une piste. On a trouvé des squelettes de bisons dans cette cour - j'ai pu identifier trois squelettes. Ils étaient apparemment très vieux; j'ai un ami qui a un grand troupeau de bisons, et quand il a vu un des squelettes, il m'a dit : « leurs cornes ne poussent plus comme ça aujourd'hui. » Donc, ils étaient ici depuis longtemps. J'aimerais bien participer à un programme pour aider à ce que le projet réussisse.
[Rick Martyn] [rit] C'est pourquoi je suis ici; j'aimerais beaucoup les aider sur le terrain. Comme j'ai dit à Ross et Cliff, on pourrait approcher les bisons, les compter, observer leurs déplacements, s'assurer qu'ils font ce qu'ils doivent faire. J'aimerais aller sur le terrain, les suivre et les observer, absolument.
[Alexander Clews] J'adore venir ici - je vois des coins de pays que je n'avais jamais vu avant. Le projet semble solide et j'aimerais bien en faire partie.
[Ross clews] J'adore la nature et tout ce ce qu'on y trouve; personnellement, j'aimerais faire partie du projet.
[Harvey Locke] C'est tellement fondamental qu'on remette dans le parc tous les éléments qui doivent s'y trouver. Tout comme on a travaillé fort pour conserver les grizzlys dans le système, il faut aussi ramener les bisons.
[Cliff White] Je crois qu'on peut arriver à un projet bénéfique à tous : les bisons reviendraient dans le parc, l'écosystème évoluerait comme il le faisait autrefois, et il y aurait très peu d'entraves à l'agriculture ou aux développements urbains à la frontière est du parc.