Patrimoine mondial : Canada

Quttinirpaaq

Nunavut
Situation géographique :
82° N — 70° O

Une terre de désolation et de splendeur à grande échelle, mais aussi un lieu d'une beauté fragile et intime. C'est également en ces lieux que l'on trouve des traces des toutes premières occupations humaines du secteur le plus nordique de l'Amérique du Nord.

Quttinirpaaq © Lynch, W.

La majeure partie de Quttinirpaaq est un désert gelé, presque inanimé. Les pics accidentés des montagnes Inuitiennes — les plus élevées à l’est des
Rocheuses — percent la calotte glaciaire qui recouvre en bonne partie cette région. Des glaciers étendent leurs doigts glacés vers de profonds fjords et des tabliers uniques, faits de glace d’eau douce millénaire d’une épaisseur de 80 m, couvrent une distance de plusieurs kilomètres sur l’océan
Arctique. Mais sur cette terre « lyophilisée » se trouvent des zones de basses terres uniques, comme celle qui entoure le lac Hazen. Au cours du bref été, la lumière du soleil, qui brille 24 heures sur 24, déclenche la croissance féconde et frénétique de carex, de mousse et de fleurs sauvages arctiques. Cette « oasis arctique » subvient aux besoins d’une diversité d’animaux sauvages qui est remarquable à cette latitude : le bœuf musqué, le lièvre arctique, le caribou de Peary (une espèce menacée d’extinction), quelques loups, le renard arctique et environ 30 espèces d’oiseaux. De nombreux sites archéologiques représentent la totalité des groupes humains datant d’avant l’implantation européenne qui ont occupé l’extrême Arctique canadien. Cette terre se situe au centre de l’une des routes suivies par les peuples qui sont passés de l’Arctique canadien au Groenland.