Lieu historique national du Canada du Fort-Prince-de-Galles Plan directeur (Août 2011)

Sommaire de l’évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes (Agence canadienne d’évaluation environne­mentale, 2004), le plan directeur du lieu historique national du Canada du Fort-Prince-de-Galles a fait l’objet d’une évaluation environnementale stratégique. Le processus d’évaluation environnementale stratégique a été intégré au processus de planification de gestion de manière à ce que les effets positifs et négatifs possibles soient reconnus au début du processus et à ce que les mesures d’atténuation et d’amélioration requises soient intégrées au plan. Certaines des initiatives décrites dans le plan n’en sont encore qu’à l’étape concep­tuelle et devront faire l’objet d’une évaluation approfondie aux termes de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale lorsque les propositions de projet auront été élaborées. Les mesures requises d’atténuation, de surveil­lance et de suivi seront élaborées lorsque les propositions seront soumises à leur évaluation environnementale.

Nous avons évalué chaque mesure du plan afin de déterminer si elle pouvait avoir des effets néfastes pour l’environnement. De nombreuses mesures ne devraient avoir aucun effet néfaste pour l’environnement, tandis que d’autres mesures devraient avoir des effets bénéfiques, notamment :

  • l’amélioration de la connaissance des res­sources culturelles et patrimoniales du lieu grâce à la recherche, à la surveillance et à la collaboration avec d’autres parties;
  • la restauration, la préservation et la promo­tion de structures historiques et d’éléments culturels comme les murs du fort et la bat­terie du cap Merry;
  • la création et la promotion de sen­tiers et de points d’accès aux trois sites principaux qui composent le LHNC du Fort-Prince-de-Galles;
  • la restauration de la végétation originale du lieu au moyen de l’enlèvement des saules;
  • le resserrement des liens entre les Canadiens (notamment à Churchill et dans les environs), les visiteurs étrangers et les intervenants et partenaires, avec le LHNC du Fort-Prince-de-Galles, dans le but de favoriser sa gestion et son interprétation.

De nombreuses mesures prévues au plan directeur ont pour but d’accroître la fréquen­tation et l’utilisation des sites. La plupart des mesures sont des activités menées à l’extérieur qui n’auront pas d’effets directs. Néanmoins, des effets cumulatifs néfastes pour le LHNC du Fort-Prince-de-Galles pourraient se produire si les mesures de gestion entraînaient une aug­mentation considérable de la fréquentation. Les éléments environnementaux les plus sus­ceptibles de subir les effets de l’augmentation de la fréquentation sont les ressources cul­turelles, la végétation, le sol et la faune. Nous avons énuméré ces éléments cidessous et précisé les mesures qui pourraient les toucher, les mesures d’atténuation qui permettraient de réduire ou d’éliminer les effets néfastes et l’importance probable de tout effet résiduel néfaste pour l’environnement.

On ne prévoit aucun effet cumulatif sur les ressources aquatiques, y compris la qualité de l’eau et le poisson, ni sur la qualité de l’air. L’atténuation des effets sur ces éléments sera abordée dans les évaluations environnemen­tales des projets et n’est pas abordée dans le présent document.

Ressources culturelles

Le plan prévoit l’augmentation de la fré­quentation au LHNC du Fort-Prince-de-Galles. Il prévoit également l’utilisation accrue des installations par la collectivité locale. Des effets cumulatifs néfastes pourraient se produire sur les ressources culturelles et historiques de ces sites en raison de l’augmentation de la fréquentation et de l’utilisation locale; ces effets pourraient découler d’une augmenta­tion de la circulation piétonne et automobile, de la collecte non autorisée d’artéfacts et des dommages causés au lieu intentionnelle­ment ou non. Les mesures d’atténuation de ces effets pourront être jumelées aux activités de promotion et d’interprétation, conformé­ment aux stratégies de communication et d’interprétation du lieu. Il pourra s’agir des mesures suivantes :

  • sensibiliser le public à la protection des res­sources culturelles et à leur valeur;
  • expliquer aux visiteurs et aux partenaires de quelle façon les impacts peuvent survenir;
  • coopérer avec les partenaires pour trans­mettre des renseignements et des obser­vations qui serviront à la surveillance des comportements et des impacts, dans le but de favoriser la conformité et la compréhension et d’adapter ces mesures d’atténuation, au besoin;
  • adopter des mesures d’évitement ou de séparation physique, au besoin.

Le LHNC du Fort-Prince-de-Galles a déjà réussi à mettre en oeuvre des mesures semblables au cours d’activités précédentes de préservation et d’aménagement du lieu. Lorsque des activités proposées nécessiteront des évaluations environnementales propres à un projet, ces mesures d’atténuation y seront intégrées. De plus, des renseignements sur la surveillance des effets pourront être intégrés aux évaluations continues menées sur place au sujet de l’expérience des visiteurs et de l’utilisation des sites.

Le plan directeur prévoit des mesures et des objectifs clairs qui permettront d’améliorer l’état des ressources culturelles. En raison de l’atténuation des effets néfastes, la mise en oeuvre du plan aura des effets cumulatifs posi­tifs sur les ressources culturelles.

Végétation et sol

Parmi les mesures du plan qui sont sus­ceptibles d’avoir des effets cumulatifs néfastes sur la végétation et le sol, mentionnons l’aménagement et l’amélioration de sentiers et les activités de restauration qui nécessiteront la perturbation du sol; l’enlèvement de saules au cap Merry; les activités récréatives offertes à l’échelle locale qui seront plus nombreuses et plus accessibles, ainsi que l’augmentation globale de la fréquentation. Parmi les effets, mentionnons la perturbation du sol et de la végétation, en particulier dans les zones humides ou fragiles, par le personnel et les visiteurs, que ce soit à pied ou en véhicule. Ces effets peuvent être atténués par les mesures suivantes :

  • voir à ce que l’amélioration des installa­tions soit conforme aux attentes locales à l’égard de l’utilisation du lieu. Cette mesure permettra de minimiser les impacts en concentrant les activités dans les secteurs désignés, ce qui réduira les risques d’exploration en dehors des sen­tiers ou du lieu;
  • voir à ce que les documents de promotion et d’interprétation du site illustrent de quelle façon les effets peuvent se produire;
  • coopérer avec les partenaires pour trans­mettre des renseignements et des observa­tions qui serviront à la surveillance des comportements et des impacts, dans le but de favoriser la conformité aux mesures d’atténuation et d’adapter ces mesures, au besoin;
  • adopter des mesures d’évitement, comme des affiches, ou de séparation physique, au besoin.

Lorsque des activités proposées néces­siteront des évaluations environnementales propres à un projet, ces mesures d’atténuation y seront intégrées. Le LHNC du Fort-Prince-de-Galles a déjà réussi à mettre en oeuvre des mesures d’atténuation semblables, et les impacts résiduels néfastes seront limités.

Faune

L’augmentation de la fréquentation et de l’accès pourrait accroître la perturbation des ours polaires qui se trouvent sur place. Le plan de sécurité relatif aux ours polaires prévoira des mesures d’atténuation et de sécurité du public. Rien ne prouve que le plan puisse avoir des effets cumulatifs néfastes sur la population d’ours polaires.

Suivi

Le plan prévoira la surveillance de la fré­quentation, de l’expérience des visiteurs et de l’état des ressources culturelles. Les activités de surveillance et les sondages permettront de recueillir des renseignements sur les effets néfastes cumulatifs possibles énumérés pré­cédemment. Des mesures de gestion adaptée pourront alors être élaborées et mises en oeuvre.

Le plan prévoit en particulier que l’expérience des visiteurs resserrera les liens entre Parcs Canada et ses partenaires et inter­venants (par l’intermédiaire des utilisateurs locaux, des guides touristiques, des groupes autochtones, etc.). Ces relations peuvent représenter des moyens permanents de com­muniquer avec les visiteurs pour atténuer les impacts et de recueillir les commentaires des partenaires sur les effets ou sur les mesures d’atténuation supplémentaires qui s’imposent.

Engagement du public

Le processus de planification de gestion est mené conjointement avec les Canadiens et Canadiennes intéressés, les intervenants, les peuples autochtones et les représentants de la collectivité. Des consultations supplémentaires sur le plan, dont l’évaluation environnement­ale, seront menées jusqu’en septembre 2010 et intégrées au plan, s’il y a lieu.

Conclusion

Le plan directeur du LHNC du Fort-Prince-de-Galles aura plusieurs effets positifs. Compte tenu des mesures prévues au plan et des mesures d’atténuation décrites, et en raison des mesures d’atténuation découlant des évaluations environnementales propres à chaque projet, on ne prévoit aucun effet cumu­latif néfaste.