Caribous dans le parc national Jasper© Mark Bradley
Pour protéger les paysages de notre pays au nom du peuple canadien, Parcs Canada continue de jouer un rôle essentiel dans l'élaboration d'un réseau de parcs nationaux qui représente la diversité des régions naturelles et des paysages du Canada. L’agence voit également à ce que toutes les régions marines du Canada, dont les trois océans qui le bordent et les Grands Lacs, soient aussi protégées pour le bénéfice des générations qui nous suivront. Voici quelques exemples des travaux en cours :
-
Chevaux sauvages à l’île de Sable © Parcs Canada Un accord historique vient d’être signé entre le Canada et la Nouvelle-Écosse pour désigner l’île de Sable en tant que réserve de parc national du Canada.
D’autres projets sont à l’étude en vue de créer :
Parcs Canada met également en œuvre des mesures novatrices, dont la collaboration avec des partenaires et intervenants, la sensibilisation de la population et les activités de conservation qui, ensemble, contribuent à protéger les espèces en péril qui vivent dans son réseau de parcs, de lieux historiques et d’aires marines nationales de conservation.
-
Des mesures novatrices pour sauver une espèce vraiment unique! La survie et le rétablissement du caribou des bois fait partie intégrante du maintien de l’intégrité écologique des parcs des montagnes. Le 25 novembre, Parcs Canada a diffusé la nouvelle Stratégie de conservation du caribou des montagnes du Sud dans les parcs nationaux du Canada pour soutenir les efforts de conservation du caribou des montagnes du Sud. En appui à cette stratégie, Parcs Canada a également conclu une entente de partenariat avec le Zoo de Calgary et la Colombie Britannique pour établir un programme de reproduction du caribou des bois en captivité. Cette formidable initiative vise à réintroduire ou à augmenter les hardes de caribous dans les parcs Jasper et Banff, et en Colombie Britannique. Cliquez ici pour en savoir davantage sur cette stratégie et le programme de reproduction en captivité. Pour mieux connaître cette espèce des plus étonnantes, visitez notre page Web sur le caribou des bois – population des montagnes du Sud.
-
Photos d’un caribou femelle et de son petit prises par un appareil photo caché en octobre et en décembre 2010 dans le parc national Pukaskwa © Parcs Canada Encore plus sur le caribou! Pour surveiller l’abondance de la faune et ses déplacements dans les parcs nationaux, des appareils photo ont été installés à différents emplacements stratégiques le long de sentiers et de corridors naturels fauniques connus. Ces appareils cachés saisissent les déplacements de la faune grâce à des détecteurs de mouvement à infrarouge. Cette photo montre un caribou femelle et son veau captés par un appareil photo durant l’hiver 2010-2011 dans le parc national Pukaskwa, premier élément de preuve concret de la naissance d’un caribou dans le parc depuis plus de dix ans!
-
Un putois d’Amérique adulte © Parcs Canada / M. Lockhart Des efforts de conservation reconnus au-delà de nos frontières : Dans le cadre de leur programme de rétablissement du putois d’Amérique, Parcs Canada et ses partenaires ont relâché – avec l’aide de plus de 70 élèves du secondaire –15 autres putois dans le parc national des Prairies en octobre 2011. Depuis les bénévoles qui prennent part au programme intensif de surveillance nocturne par éclairage ponctuel jusqu’aux biologistes et aux vétérinaires qui mettent leurs compétences au service de la conservation, en passant par les groupes d’élèves participant à ce programme d’apprentissage expérientiel, le putois d’Amérique rassemble les citoyens d’un bout à l’autre du pays. Pour en apprendre davantage sur cet animal fascinant :
-
Connaissez-vous les écosystèmes à chênes de Garry? Ils sont d’une grande beauté et ont une diversité biologique remarquable. Ensemble, ces écosystèmes et ceux qui leur sont associés abritent plus d'espèces végétales que n'importe quel autre écosystème sur la côte de la Colombie-Britannique. Et de ces espèces, nombreuses sont celles qui ne se retrouvent nulle part ailleurs au Canada! Découvrez les mesures prises par Parcs Canada pour rétablir ces écosystèmes uniques.
-
L’un des objectifs de conservation de la voie navigable consiste à évaluer et protéger des îlots fragiles tels que celui-ci.
© Parcs Canada
La protection de la quarantaine d’espèces menacées vivant à l’intérieur et aux abords du lieu historique de la Voie-Navigable-Trent-Severn, en Ontario, constitue un défi. Chaque année, au-delà d’un million de plaisanciers et d’autres visiteurs utilisent la voie navigable; il y a quelque 120 000 riverains propriétaires le long de ses 4 500 km de littoral qui serpentent à travers 46 municipalités.
Parcs Canada a encouragé les nombreux intervenants concernés par la voie navigable à élaborer un nouveau système de collecte de données sur les ressources historiques afin de déterminer les zones intéressantes sur le plan tant écologique, que culturel, panoramique ou récréatif. Même si Parcs Canada ne contrôle pas le développement régional, il a tout avantage à s’assurer que les décisions qui touchent les espèces menacées reposent sur la meilleure information. Ce système servira aux agences de réglementation et encouragera les riverains à penser à l’environnement et au patrimoine.
Pour en savoir davantage, visitez le site de La faune et la flore de la voie navigable Trent-Severn.
À Parcs Canada, protection veut aussi dire restauration écologique. Nombre des mesures que nous prenons pour protéger nos trésors naturels consistent à redonner aux paysages leurs qualités perdues. Rétablir un sentier, redonner à des poissons l’accès à des chenaux bloqués ou réensemencer un secteur fragile, toutes ces mesures, si petites soient-elles, nous permettent de recouvrer l’intégrité écologique de nos parcs et de nos aires marines.
Voici quelques exemples :
-
Le parc national des Glaciers s’enorgueillit de dix grandes réussites en ce qui concerne le rétablissement et la remise en état.
-
Installation de buses qui facilitent le déplacement des poissons dans le parc national Terra-Nova© Parcs Canada
Un ouragan aide les poissons à traverser les routes : Un poisson peut parcourir des milliers de kilomètres en mer pour rejoindre sa frayère puis être contraint de s’arrêter à quelques mètres de son but à cause d’une buse mal conçue. Si la pente du fond de la buse est trop inclinée et trop lisse, des courants peuvent se former et empêcher le poisson de remonter la rivière. Lorsque la dénivellation à la sortie d’une buse est trop importante, le poisson peut être incapable de sauter assez haut.
Un programme étalé sur plusieurs années visant la construction de buses qui facilitent le déplacement des poissons est en cours de réalisation dans plusieurs parcs nationaux et une aide inattendue y a contribué. L’ouragan Igor a causé d’importants dégâts lorsqu’il a frappé Terre-Neuve en septembre 2010, rendant plusieurs routes impraticables et allant jusqu’à dévier le cours de certaines rivières dans le parc national Terra-Nova. Les dégâts causés par Igor ont contribué à accélérer le travail de réparation des buses. Depuis le passage d’Igor et la construction des nouvelles buses, les poissons se déplacent plus facilement dans les rivières du parc Terra-Nova et, pour la première fois de mémoire d’homme, des saumons ont été aperçus dans une section d’un ruisseau situé en amont d’une autoroute!
Pour en apprendre davantage, regardez la vidéo « Brookes on Brooks » sur le canal You Tube de Parcs Canada.
-
Les innombrables cadeaux du pin à blanche écorce : Un arbre sous lequel on dispose des cadeaux est une tradition à Noël, mais le pin à blanche écorce donne toute l’année. Ces pins ont de grosses graines nutritives que mangent les oiseaux, les ours et d’autres animaux. Leur ombre aide à réduire les inondations au printemps et à maintenir des cours d’eau tout l’été.
Le pin à blanche écorce est malheureusement menacé. La suppression des feux a permis à d’autres arbres de le remplacer, et un champignon introduit a tué plus de 90 % de sa population. Heureusement, des employés et des bénévoles de Parcs Canada s’efforcent de rétablir la santé des pins à blanche écorce en protégeant leurs pommes et en ramassant une partie de leurs graines afin de les planter pour obtenir des semis sains. Ils ont planté jusqu’à maintenant 1 800 semis avec un bon taux de survie.
Y a-t-il un cadeau plus important que leurs efforts pour conserver ces pins menacés?
-
Esturgeon jaune © Parcs Canada Recherche sur l’esturgeon jaune : Le parc national Pukaskwa abrite le plus grand poisson d’eau douce du Canada, l’esturgeon jaune (Acipenser fulvescens). L’esturgeon jaune a déjà été abondant dans plusieurs secteurs du lac Supérieur; toutefois, la pêche intensive et la destruction de l’habitat ont mené au déclin des populations. C’est pourquoi cette espèce a été désignée « menacée » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Pukaskwa collabore avec le Anishinabek Fisheries Resource Centre et l’Université Trent pour recueillir des données sur l’esturgeon jaune dans les rivières avoisinantes. La capture et la remise à l’eau de l’esturgeon jaune ainsi que la documentation connexe aideront les chercheurs à rétablir ce poisson d’eau douce géant du lac Supérieur!
-
Laurie Wein, chargée de projet pour le programme Agir sur le terrain à Gwaii Haanas, tenant un appât
© Parcs Canada / Andrew Wright Le projet SGin Xaana Sdiihltl’lxa : Retour des oiseaux nocturnes vise à rétablir des colonies d’oiseaux marins sur plusieurs îles de la réserve de parc national, aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas. Des rats ont été pour la première fois introduits à Haida Gwaii vers la fin des années 1700. Prédateurs voraces, les rats ont des effets dévastateurs sur une espèce d’oiseau marin en péril, le guillemot à cou blanc, ainsi que sur les oiseaux chanteurs et les petits mammifères indigènes. Par ailleurs, des recherches récentes montrent que les rats ont aussi une incidence sur les populations d’invertébrés, la diversité végétale et la zone intertidale. Pendant trois ans, des équipes financées par le programme Agir sur le terrain travailleront en partenariat avec l’organisme Island Conservation pour établir et surveiller des points d’appât sur plusieurs îles éloignées dans le but d’éradiquer cette espèce envahissante. Pour en savoir davantage sur ce projet qui s’inscrit dans les lignes directrices de Agir sur le terrain, à Gwaii Haanas, veuillez écrire à Laurie Wein à l’adresse Laurie.Wein@pc.gc.ca.