L'archéologie dans les aires marines nationales de conservation du Canada

À la recherche de ressources culturelles et d’épaves patrimoniales dans l’aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur

La création de l’aire marine nationale de conservation (AMNC) du Lac-Supérieur a été officiellement annoncée en 2007. Ce processus exigera un plan directeur et nécessitera, entre autres, l’évaluation des ressources culturelles de cette zone. Afin de relever ce défi, les archéologues de Parcs Canada entreprendront de répertorier les ressources culturelles terrestres et sous-marines qui s’y trouvent.

Parmi les ressources culturelles que compte l’AMNC figurent des épaves patrimoniales, des sites archéologiques autochtones submergés (p. ex. fascines et amas de coquillages) et des structures historiques (p. ex. quais le long de la côte et chalets sur des îles). Ces sites sont gérés conformément aux principes de valeur, d’intérêt public, de compréhension, de respect et d’intégrité qui sont énoncés dans la Politique sur la gestion des ressources culturelles.

Gunilda perché sur un pinacle rocheux Gunilda perché sur un pinacle rocheux. Extrait de « l’Abîme des rêves » Office national du film du Canada
© Parcs Canada

Vue sous-marine  de la proue du Gunilda Vue sous-marine de la proue du Gunilda. Extrait de «l’Abîme des rêves» Office national du film du Canada
© Parcs Canada

Si l’AMNC du Lac-Supérieur comporte des dizaines d’épaves connues des plongeurs et des chercheurs locaux, il est probable qu’un nombre plus grand de ces trésors sous-marins n’aient pas encore été découverts. La plus célèbre épave est celle du Gunilda, que Jacques Cousteau a décrit comme l’une des plus belles au monde. Le Gunilda, yacht luxueux, a coulé parce que son riche propriétaire a refusé d’embaucher un pilote local pour guider le navire à travers les dangereux hauts-fonds de cette zone. Après que le yacht se soit échoué sur un pinacle rocheux, ses passagers bien nantis ont été ramenés sur la terre ferme, mais ont dû laisser derrière eux leurs effets personnels. Lorsque le propriétaire a fait de nouveau preuve d’avarice en refusant de payer le second remorqueur qui aurait été nécessaire pour libérer le navire de façon sécuritaire, le Gunilda a coulé par 85 mètres de fond. Ce site dangereux, situé à grande profondeur, est un must pour les plongeurs expérimentés.

Selon la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada (2002), il incombe au gouvernement du Canada de donner au public la possibilité de comprendre et d’apprécier le patrimoine naturel et culturel marin du Canada. Aux termes de cette loi, les AMNC visent à assurer la conservation et la protection d'exemples représentatifs du patrimoine marin canadien, qu'ils soient naturels ou culturels, et à offrir au public des occasions d'enrichir ses connaissances et de profiter de ce patrimoine.

Liens :

Aire marine nationale de conservation du Canada du Lac-Supérieur 

Un yacht luxueux qui finit sur un rocher : l’épave du Gunilda (anglais seulement)