Parc national et réserve de parc national du Canada Kluane

Patrimoine culturel

Ainé des Premières nations Champagne et Aishihik
Ainé des Premières nations Champagne et Aishihik 
© Parcs Canada / Fritz Mueller


Culture des Tutchonis du Sud

Un membre de la Première nation de Kluane montre à des Montre à des jeunes à identifier des pistes d’animaux 
© Parcs Canada / Fritz Mueller

Depuis des temps immémoriaux, les Tutchonis du Sud, qui comprennent les Premières nations Champagne et Aishihik et la Première nation Kluane, ont vécu dans la région qui est maintenant le parc national. Pendant des millénaires, dän (le peuple) a adopté un mode de vie efficace pour survivre sur ce territoire fait d’extrêmes. Les anciens racontent l’histoire passionnante de ce peuple et décrivent en détail des événements et des lieux qui remontent à de nombreuses générations.

Les Tuchtonis du Sud étaient autrefois un peuple nomade qui parcouraient de grandes distances pour profiter de l’abondance saisonnière de faune et de flore à travers leur territoire traditionnel. Ce mode de vie exigeait d’eux qu’ils soient maîtres de l’art de la chasse et des déplacements dans une région en proie à des variations climatiques et géographiques radicales.

 

Savoir ancestral et la langue des Tutchonis du Sud

Ainé de la Première nation Kluane Ainé de la Première nation Kluane
© Parcs Canada / Fritz Mueller

Ce sont la précision et la profondeur de leur langue qui ont permis aux Tuchtonis du Sud de survivre. Les anciens transmettaient oralement les enseignements officiels et les histoires traditionnelles, et cette pratique se poursuit encore aujourd’hui. Les toponymes et les histoires qui leur sont associés constituent une source de savoir essentielle: ils identifiaient les endroits où se trouvaient les ressources, faisaient références à des événements passés, et décrivaient le paysage de façon à ce qu’un voyageur ait connaissance d’un endroit sans y être allé auparavant.

Dans la langue des Tuchtonis du Sud, le lac Kluane se dit «Łù’àn Män», ce qui signifie lac où abonde le poisson. Les Tlingits du littoral, avec lesquels les Tutchonis faisaient du commerce, avaient surnommé la région « ùxh-àni », qui veut dire pays de corégones. Kluane (Kloo-wah-nee) nous vient de ces deux termes des premiers habitants.

Cogestion

teaching youth Montre à des jeunes à identifier des plantes
© Parcs Canada / F. Mueller

En 1943, le refuge de gibier Kluane a été créé et les Premières nations se sont vu interdire l’accès à une portion considérable de leur territoire traditionnel pour la pêche, la chasse et le piégeage. Le lien particulier qui les unissait à ces terres s’est donc rompu, ce qui a entraîné d’importantes pertes sur les plans culturel et personnel depuis cinq générations maintenant.
Aujourd’hui, grâce à la mise en oeuvre de leur revendications territoriales et à la création du parc national et de la réserve de parc national Kluane, ces Autochtones ont recouvré leur droit de pratiquer leurs activités traditionnelles dans le parc et dans les terres avoisinantes du refuge de gibier Kluane.

Aujourd’hui, la culture des Tuchtonis du Sud est d’une grande richesse, et elle est solidement liée au monde naturel. Le renouvellement de ces liens avec le territoire traditionnel qui se trouve dans le parc et l’orientation à donner à la gestion des ressources naturelles constituent des priorités pour les Premières nations Champagne et Aishihik et pour la Première nation Kluane. Cette réintégration culturelle permettra aussi de faire en sorte que le savoir traditionnel de ces Premières nations soit reconnu et transmis aux générations futures.

L’Entente définitive des Premières nations Champagne et Aishihik et l’Entente definitive de la Première nation Kluane ont marqué le début d’une nouvelle ère pour la gestion du parc national et de la réserve de parc national Kluane. L’Entente définitive des Premières nations Champagne et Aishihik a établi la création du Conseil de gestion du parc national Kluane (le Conseil), et les deux ententes définitives énumèrent les droits et les obligations spécifiques des deux Premières nations, du Conseil et de Parcs Canada en ce qui a trait à la gestion du parc – un régime de cogestion fondé sur le partage des responsabilités.

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